Romans

Ainsi fleurit le mal

Merci aux éditions Presses de la Cité et à Netgalley de m’avoir permis de découvrir en avant-première ce glaçant thriller.

Titre : Ainsi fleurit le mal

Auteur : Julia Heaberlin

Traductrice : Cécile Leclère

La quatrième de couverture :

« J’ai toujours pensé que la mort avait quelque compte à régler avec moi. »
À seize ans, Tessa est retrouvée agonisante sur un tas d’ossements humains et au côté d’un cadavre, dans une fosse jonchée de milliers de marguerites jaunes aux yeux noirs. Partiellement amnésique, seule survivante des « Marguerite » – surnom que les journalistes ont donné aux victimes du tueur en série –, elle a contribué, en témoignant, à envoyer un homme dans le couloir de la mort. Terrell Darcy Goodwin, afro-américain, le coupable parfait pour la juridiction texane.
Presque vingt ans ont passé. Aujourd’hui, Tessa est une artiste et mère célibataire épanouie. Si elle entend parfois des voix – celles des Marguerite qui n’ont pas eu sa chance –, elle est toutefois parvenue à retrouver une vie à peu près normale. Alors, le jour où elle découvre un parterre de marguerites jaunes aux yeux noirs planté devant sa fenêtre, le doute l’assaille… Son « monstre » serait-il toujours en cavale ? La narguerait-il ?

Mon avis :

Ainsi fleurit le mal, c’est d’abord une couverture particulière qui attire indéniablement le regard, puis une quatrième assez mystérieuse qui dès le départ ne cache pas que l’héroïne du roman ne va pas être aussi traditionnelle qu’on pourrait le croire. L’ensemble m’a immédiatement séduite et j’ai été ravie d’être sélectionnée pour le lire.

Le roman est constitué de trois parties qui mettent en valeur l’évolution de l’intrigue et du personnage principal sans qu’il y ait pour autant de coupures ou de saut dans la narration. Si elles ont un intérêt, c’est surtout via leur incipit qui souligne l’état d’esprit de Tessa au fur et à mesure que l’histoire avance. J’ai trouvé que cela apportait un éclairage plutôt intéressant sur chaque partie avant même qu’on en commence la lecture. Le reste du roman alterne quant à lui entre passé et présent, avec d’un côté la toute jeune Tessie, victime amnésique et perturbée, qui s’efforce de tenir le coup en pensant plus aux autres qu’à sa propre personne, et de l’autre, Tessa, artiste accomplie et mère d’une jeune adolescente à peine plus jeune qu’elle lorsqu’elle fût agressée.

Si au départ on peut être tenté de voir une grande différence entre Tessie et Tessa, il apparaît rapidement que la première n’a pas tant changé que cela. Tessa est en effet un personnage très agréable à suivre, car si elle a tendance à se réfugier dans le déni, elle trouve tout de même la force d’affronter ses peurs et ses angoisses. C’est un personnage à la fois très volontaire et très humain, capable de suffisamment de force de caractère pour se reconstruire et se remettre en question. Autour de cette héroïne haute en couleur, gravitent d’autres personnages : sa fille, Charlie, qui ressemble indéniablement à sa mère tout en ayant un côté très mâture forgé par ce qui est arrivé à sa mère, sa meilleure amie : Lydia, qu’on découvre essentiellement grâce aux souvenirs de Tessie ainsi que Jo, scientifique en charge de la « défense » de Terrell, William, le séduisant avocat, mais pas que, etc.

À vrai dire, Julia Heaberlin a créé une galerie de personnage plutôt importante pour un thriller, mais ces derniers sont très réalistes et divers, ce qui contribue à donner au roman un effet assez réaliste. On pourrait presque croire à un fait divers romancé pour une publication. Il faut dire que l’auteur a aussi une belle écriture et que le roman est très bien traduit, ce qui rend la lecture très fluide et agréable, permettant à l’ambiance de se mettre tout doucement en place.

Une ambiance assez pesante d’ailleurs, de celle qui insinue le doute dans le lecteur dès les premières pages et qui finit par le balader de rumeurs en questions tout au long du récit. Je n’ai rien vu venir, à vrai dire je n’ai compris qu’en même temps que Tessa, et j’en ai été tout aussi glacée qu’elle.

La petite mention en plus à retenir de ce roman serait la question de la peine de mort qui constitue le fil essentiel de l’histoire tout en étant au second plan. En effet, c’est la mort imminente de Terrell qui pousse Tessa a replonger à corps perdu dans son passé, l’obligeant ainsi à refouler peur et déni. Même si l’auteur n’en fait pas pour autant le centre de l’intrigue, j’ai trouvé qu’elle amenait le sujet avec beaucoup de justesse.

Note : 5/5

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