Romans

Bienvenue à Night Vale

Titre : Bienvenue à Night Vale

Auteurs : Joseph Fink & Jeffrey Cranor

Traductrice : Claire Kreutzberger

Illustrateur : Rob Wilson

La quatrième de couverture :

Night Vale : une sympathique communauté au cœur du désert,  où de mystérieuses lumières nous survolent pendant que nous faisons tous semblant de dormir. Un endroit à part, peuplé de spectres, d’anges et d’extraterrestres, où prennent vie théories conspirationnistes et légendes urbaines… une ville où il ne fait pas bon croiser les créatures encapuchonnées qui ont investi le nouveau parc à chiens interdit au public, où la police secrète a pignon sur rue, où l’acquisition d’un poisson rouge vous fera vous poser des questions sur son régime de souris, où certains jours de la semaine sont annulés à cause de contraintes de calendrier : bienvenue à Night Vale.

Mon avis :

Écrire sur Bienvenue à Night Vale ne va pas être de tout repos. Ce roman est un O.L.N.I (Objet Littéraire Non Identifié) à de nombreux titres, et en faire un simple roman de science-fiction (ou de fantasy, je ne comprends pas trop ce choix) me semble réducteur. Selon moi, il trouve sa place bien plus facilement dans la lignée du surréalisme et de l’absurde. Le lire n’est donc pas de tout repos non plus. Il faut une bonne concentration et une certaine dose d’humour pour apprécier le propos.

J’avais repéré ce titre dans l’avant-dernier Neverland, et j’en ai donc parlé à des élèves fans, entre autres, de H2G2 ; un roman que je n’ai pas spécialement apprécié, j’avoue. Pourtant, je suis têtue, surtout en littérature, et comme l’équipe Bragelonne semble convaincue que ce roman vaut le détour, je me suis lancée à corps perdu dans l’opération. Ou dans ce cas précis : à esprit perdu, parce qu’il faut le dire, le début m’a laissé perplexe et fatiguée. Je pense qu’il faut vraiment laisser à ce roman le bénéfice du doute pour au moins les 70 premières pages. Ensuite, soit vous n’arrivez pas à vous faire à ce style et vous abandonnez, soit vous avez l’esprit ouvert et vous vous êtes adapté. Vous saurez que votre adaptation est un franc succès lorsque plus rien ne vous choquera outre mesure et que votre lecture en sera donc grandement fluidifiée. Parce que jusque-là je vous le dis sans détour, vous aurez l’impression de perdre un peu le Nord… Ah ah !

Pendant un moment, j’avoue que j’ai craint de ne pas m’y faire, mais il y a dans ce roman une ambiance particulière et un mystère, plus grand encore que Night Vale, à résoudre. Même si ma lecture était parfois ardue, je voulais vraiment connaître le nœud du problème, quitte à ne pas le comprendre (c’est une des lois de Night Vale : accepter sans comprendre).

Même si les personnages sont un peu trop bizarres pour qu’un lien d’empathie se tisse, j’ai apprécié ma lecture. J’ai même souri plus d’une fois aux remarques sur les bibliothécaires, écrivains, journalistes, etc., parce que pour une personne issue des métiers du livre, la métaphore est croustillante. Je suis sûre que certains élèves s’imaginent vraiment les bibliothécaires comme ils sont décrits dans ce roman! D’ailleurs, je pense qu’une petite citation sera plus parlante que tout ce que je pourrais écrire ici :

« La recherche de la vérité nous mène en des lieux dangereux, déclara la vieille Josie. Et souvent vers le plus périlleux de tous : la bibliothèque. » Tu sais de qui vient cette citation ? Non ? De Georges Washington. Il l’a prononcée quelques minutes avant d’être dévoré par des bibliothécaires.

Note : 3.5/5

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2 réflexions au sujet de « Bienvenue à Night Vale »

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