Romans

La septième fonction du langage

Titre : La septième fonction du langage

Auteur : Laurent Binet

La quatrième de couverture :

« A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l’Elysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l’issue de laquelle il a échappé à une tentative d’assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l’Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d’événements extraordinaires qu’il aurait pensé en vivre durant toute sa vie. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d’Umberto Eco. Il tire sur le joint. »

Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L’hypothèse est qu’il s’agit d’un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l’époque, tout le monde est suspect…

Mon avis :

Voilà un livre qui m’a fait de l’oeil pendant un long moment. D’abord, quand je l’ai repéré dans les étagères de la librairie, ensuite quand je l’ai sélectionné avec deux autres romans pour ma participation aux matchs de la rentrée littéraire de Price Minister, et enfin quand je l’ai tenu en main sur mon lieu de travail. Il m’aura tout de même fallu quelques mois de plus avant de pouvoir l’emprunter. Je ne vous explique même pas combien j’étais impatiente de le commencer ! La chute n’en a été que plus dure…

En effet, j’ai abandonné ce roman à la centième page, pas une de plus ou de moins. Le bénéfice du doute que j’accorde aux livres qui m’ennuient dès la trentième page. Souvent, une étincelle se produit, et je termine le roman, mais pas dans ce cas. Soixante-dix pages plus tard, je m’ennuyais toujours cruellement.

Pourtant, le style de Laurent Binet est très bien. Un ton un peu pincé sans rire, beaucoup de cynisme et d’ironie, une grande culture, bref tous les ingrédients réunis pour faire un bon livre. Sauf, qu’en fait, c’est peut-être un peu trop. Ça fait sourire au début du récit, puis ça devient un peu lourd. Le sentiment que ce livre a été écrit pour ceux qui comprendront s’accroît à chaque remarque de l’enquêteur. Rapidement, ce personnage ne semble exister que pour prouver au lecteur combien la classe moyenne est limitée, alors que les intellectuels peuvent faire des traits d’esprit et jouer sur les mots au nez et à la barbe de tous le monde. D’accord, c’est peut-être volontaire, une autre ironie de l’auteur ; seule elle serait passée comme une lettre à la poste, mais là, j’avoue que le contexte n’y prêtait pas, du moins, pas pour moi.

A cela s’ajoute un scénario qui peine à se mettre en place ; tout traîne : le récit, l’action, les personnages et même les fellations, tiens ! Je pense que cela aussi m’a épuisé à la fin. Des scènes de sexe quand elles apportent quelque chose à l’histoire ne me rebutent pas, mais je n’ai pas vu l’intérêt de celles-ci et encore moins celui de leur mise en scène. Si le but de l’auteur était de jouer sur la corde sensible pour choquer avec du sexe, de la drogue, des manifestations ou je ne sais quoi d’autre, c’est raté, je ne suis pas choquée le moins du monde, je suis navrée, atterrée, lassée et totalement désappointée d’avoir attendu de pouvoir lire ce livre comme on attend le Saint-Graal.

Note : 0/5 Abandon

 

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