Romans

La saison des mangues

Titre : La saison des mangues

Auteur : Cécile Huguenin

La quatrième de couverture :

Trois femmes, trois générations, trois continents. Radhika, la belle Indienne déracinée, mariée par son père à un major anglais qui l’emmène loin de sa terre natale. Anita, l’adolescente britannique qui rencontre sur le chemin du pays de ses ancêtres un Français fou de l’Inde. Et Mira, la quarteronne au doux visage couleur de mangue, partie vivre en Afrique où son destin l’attend. Sur le sentier sinueux de la tolérance, chacune apprendra à combattre les préjugés et à déjouer les pièges de l’exil en invoquant les traditions.
La Saison des mangues est un voyage aux saveurs universelles, un hymne au partage, une ode à la mixité culturelle.

Mon avis :

La saison des mangues est un roman à deux voix. Contrairement à ce que laisse penser la quatrième de couverture, les narrateurs sont Anita et un jeune homme. À travers leurs deux récits, c’est toute l’histoire de la famille d’Anita qui se déploie. Car, pour comprendre le noeud du récit, il faut remonter aux origines indiennes de la famille.
Le début de l’histoire est assez mystérieux. Il est évident qu’Anita est dans l’attente d’un événement, mais lequel ? Petit à petit, cette dernière se dévoile permettant au lecteur de découvrir une femme sensible et résignée, sans pour autant être dans le pathos. Entre souvenirs et présent, le lecteur comprend progressivement ce qui a conduit Anita à cet état proche de l’hébétude du chagrin. C’est un personnage très touchant que dépeint cette première partie du récit.
La seconde partie du roman est tout aussi émouvante, mais laisse la parole à un jeune homme en quête de lui-même, qui va se découvrir via une épopée africaine quasi mystique. Cette partie du récit est plus dure, car les personnages qui y évoluent sont en perpétuelle recherche. Ils espèrent se trouver en venant en aide aux autres, mais très vite la réalité les rattrape et il apparaît évident qu’on ne peut aider les gens que s’ils le désirent et font aussi un effort dans ce sens. Entre sociologie et philosophie, le narrateur grandit jusqu’au dénouement brutal et tragique.
Cécile Huguenin, dont c’est le premier roman, nous livre ici un récit magique qui provoque chez le lecteur tout un maelstrom d’émotions douces-amères. On termine ce récit au bord des larmes et profondément touché par cette histoire sans prétention, sinon celle de dénoncer les dérives de l’intolérance.

Note : 5/5

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s