Romans

Rose sous les bombes

Titre : Rose sous les bombes

Auteur : Elisabeth Wein

Traducteur : Marianne Durand

La quatrième de couverture :

Rose Justice est une jeune pilote de liaison américaine. Pendant l’été 1944, sa mission tourne mal : Rose est prise en chasse par des avions ennemis… Désormais prisonnière, la voilà plongée dans l’enfer des camps de concentration.
Parmi ses compagnes d’infortune se trouvent une romancière française, une jeune Polonaise sur qui les nazis ont commis d’horribles expérimentations et une pilote d’avion de l’armée soviétique.
Ensemble, elles luttent pour survivre.

 

Mon avis :

Rose sous les bombes : ma meilleure lecture sur la Seconde Guerre mondiale depuis Si c’est un homme de Primo Levi, c’est vous dire combien j’ai aimé ce livre !

Pourtant, cela ne démarrait pas forcément très fort : un énième bouquin sur le même thème, à croire que les maisons d’édition participant aux incorruptibles se passent le mot pour ne faire participer que des titres sur les Guerres mondiales… Avouons que lire des livres toujours sur le même sujet et souvent moyens, ça devient relativement lassant à la longue.

Heureusement, ce livre a rapidement tiré son épingle du jeu. Première surprise, le titre aborde la guerre du point de vue des camps de concentration avec l’emprisonnement des Américains capturés alors que les Allemands battaient en retraite. On y aborde donc plusieurs sujets souvent délaissés par les livres scolaires tels que les « tests cliniques » pratiqués sur les prisonniers, la débandade allemande lors de la contre-attaque des alliés de 1944 et les déplacements des prisonniers de camps en camps avant la politique d’extermination destinée à supprimer les preuves de leurs « méfaits ». Deuxième bonne surprise, le titre est très dur, n’édulcorant rien de l’atrocité des camps sous prétexte que c’est un livre jeunesse. Il y a clairement un désir de l’auteur (et de l’éditeur) de publier un texte percutant et marquant plutôt qu’une aventure mettant en scène un héros de la guerre dans un environnement aseptisé rempli de non-dits.

Le personnage central de l’histoire est intéressant : profonde et réaliste, Rose raconte et se raconte. Elle n’a rien d’une héroïne plate et mythique. Elle est juste humaine et plus que tout courageuse, même si elle ne l’admet pas. Le seul reproche que j’aurai à formuler contre elle, ce sont ses poèmes. Je ne les ai pas aimés, mais alors pas du tout. Difficile de dire si cela provient de la traduction ou pas, mais une chose est sûre je n’achèterai pas son recueil. D’autant que les poèmes de Edna St Vincent Millay, très beaux, ne font qu’accentuer leur médiocrité.

Dernier petit reproche, cette fois à l’éditeur : où est passé le filigrane supposé se trouver sur les premières pages ?

Note : 4.5/5

 

 

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