Romans

Un amour impossible

Titre : Un amour impossible

Auteur : Christine Angot

La quatrième de couverture :

Châteauroux, fin des années 1950. Pierre séduit Rachel mais refuse de l’épouser. Il accepte cependant d’avoir un enfant avec elle, Christine, qu’elle devra élever seule. A l’adolescence, Pierre reconnaît officiellement sa fille, qui, fascinée par ce qu’il lui fait découvrir, s’éloigne de sa mère. Bien plus tard, Rachel apprend que Pierre viole Christine depuis des années.

Mon avis :

Je vais le dire tout de suite, je ne suis pas fan des romans autobiographiques qui mettent en scène le malheur des gens. Je comprends qu’on puisse exorciser ces démons en criant haut et fort sa vérité, mais qu’on me traite d’autruche, c’est le genre de vérité que je n’ai pas envie d’entendre. Je sais que le monde n’est pas rose, et je lis justement pour l’oublier quelques heures. Alors, ces romans ne sont vraiment pas faits pour moi. D’autant qu’après deux, trois romans, quand l’auteur n’écrit que sur cela, ne vend que cela, je ne peux m’empêcher de penser que cette personne fait un commerce de son malheur et ça, ça me choque vraiment. Ne soyez donc pas surpris si cette critique n’est pas très tendre ou si je n’ai pas aimé ce roman encensé par la critique. Après tout, il faut de tout pour faire un monde.

Pourtant au départ, ma lecture n’a pas mal démarré. Les mots s’enchaînaient facilement, j’avais sous les yeux une écriture simple, mais efficace. J’appréciais la tendresse qui se dégageait de ce titre. C’était un récit doux et je me surprenais à me demander pourquoi j’avais évité Christine Angot comme la peste. Sous les traits de sa mère se dessine le portrait d’une femme battante qui s’essaie à la modernité malgré son éducation traditionnelle. J’ai beaucoup aimé cette femme, même si elle est naïve, même si elle veut croire au bonheur, même si on voit le personnage de Pierre venir de loin et qu’on sent bien que ce type a un caractère trop bizarre et une façon de la traiter désagréable.

Bref, ma lecture se passait très bien jusqu’à ce que la vie de Christine déraille. Là, j’ai beaucoup moins aimé. Pas ma tasse de thé, pas dans mon caractère de pardonner les gens qui cherchent un bouc émissaire ; alors oui, j’ai bien vu que c’est un hommage, que c’est une tendre façon de demander pardon, etc., mais pour les raisons que j’ai citées plus haut, je n’ai pas adhéré au récit. J’ai complètement décroché de ma lecture, et j’ai pensé que si elle avait vraiment voulu s’excuser auprès de sa mère, elle aurait dû se contenter de la première partie, au lieu de la rouler encore une fois dans la boue…

Enfin, je ne vais pas m’éterniser là-dessus. Ce n’est tout simplement pas mon type de lecture. Je ne voulais écarter aucun titre du Goncourt, je l’ai lu, cela n’a pas changé mon point de vue d’un iota.

Note : 2/5

2

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