Romans

Soudain, seuls

Titre : Soudain, seuls

Auteur : Isabelle Autissier

La quatrième de couverture :

Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn. Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls. Leurs nouveaux compagnons: des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats.

Comment lutter contre la faim et l’épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ?

Mon avis :

Soudain, seuls est un récit en trois parties très différentes les unes des autres.

La première se concentre sur les premiers jours des amants sur l’île et sur leur comportement plein d’espoir et d’optimisme concernant l’avenir. Plus dans l’aventure romancée, cette partie du livre est celle qui m’a le moins séduite, car au final le lecteur n’a à faire qu’à Robinson Crusoé fois deux, même si j’avoue que ce dernier avait mieux été servi dans le destin dans le choix de l’île où il avait échoué.

La deuxième partie est selon moi, la partie la plus intéressante du roman, car cette dernière a tout d’un huis clos oppressant et déstabilisant. En effet, cette partie se concentre sur la survie des deux personnages et ce n’est vraiment qu’à partir de celle-ci qu’on peut parler de survie selon moi, car c’est à ce stade du roman qu’ils ne croient plus qu’ils seront retrouvés rapidement. Sans cette partie je pense que je n’aurai pas accroché ne serait-ce même qu’un peu à ce roman. Pourquoi ? Parce que la narratrice a une légère tendance à l’auto-flagellation, voire à la victimisation qui m’aurait exaspéré si ce n’est qu’à un moment de l’histoire, on lui accorde qu’au vu du déroulement du récit, elle a plus que le droit de se plaindre. Quoi qu’il en soit, c’est plus précisément l’aspect psychologique qui m’a le plus séduit dans cette partie. Car dès que l’état de survie est « enclenché », notre cerveau et notre corps fonctionnent différemment ; l’instinct prend le pas sur la civilisation. J’ai trouvé que Isabelle Autissier avait bien mis en scène se combat de chaque instant entre l’homme civilisé, policé, et l’homme à l’état d’être vivant construit sur des besoins. Cette partie est aussi celle qui a déclenché le plus d’émotions en moi, alors que les deux autres m’ont laissé de marbre.

La dernière partie se concentre sur le retour à la civilisation et sur le décalage qu’il y a entre la réalité, brutale et intransigeante, et le monde dans lequel on évolue tous les jours, surprotégé et surproductif. La parole passe à un autre narrateur, et cela perturbe relativement au début, car on a le sentiment d’avoir changé de roman sans s’en rendre compte. C’est une partie qui évoque la reconstruction après une épreuve telle que celle vécue par nos personnages, mais n’ayant pas réussi à m’attacher aux personnages, je me suis sentie presque indifférente au récit.

Finalement, c’est avec soulagement et un sentiment mitigé que j’ai refermé ce livre. Il m’a fallu quelques jours pour déterminer si je l’avais aimé ou pas et surtout pourquoi.

Note : 3/5

3

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