Romans

Il était une ville

Titre : Il était une ville

Auteur : Thomas B. Reverdy

La quatrième de couverture :

Il était une ville Ici, les maisons ne valent plus rien et les gens s’en vont, en les abandonnant purement et simplement ; la ville est en lambeaux. Nous sommes à Détroit en 2008 et une blague circule : que le dernier qui parte éteigne la lumière. On dirait que c’est arrivé. C’est dans cette ville menacée de faillite qu’Eugène, un jeune ingénieur français, débarque pour superviser un projet automobile. C’est dans un de ces quartiers désertés que grandit Charlie, Charlie qui vient, à l’instar de centaines d’enfants, de disparaître. Mais pour aller où, bon Dieu, se demande l’inspecteur Brown chargé de l’enquête. C’est là, aussi, qu’Eugène rencontrera Candice, la serveuse au sourire brillant et rouge. Et que Gloria, la grand-mère de Charlie, déploiera tout ce qui lui reste d’amour pour le retrouver. Thomas B. Reverdy nous emmène dans une ville mythique des États-Unis devenue fantôme et met en scène des vies d’aujourd’hui, dans un monde que la crise a voué à l’abandon. Avec une poésie et une sensibilité rares, il nous raconte ce qu’est l’amour au temps des catastrophes.

Mon avis :

Cette année, j’ai décidé de lire une bonne partie des livres présents au Goncourt. Une bonne partie, parce que j’avoue que certains titres ne me font vraiment pas envie. Quoi qu’il en soit, je m’efforce de donner une chance à chacun sauf si le sujet me répugne vraiment.

J’ai commencé ma lecture de Il était une ville sans arrière-pensées. Je ne connais aucun titre de Thomas B. Reverdy et puisque j’ai vu récemment Only lovers left alive, qui fait une part belle à Détroit, j’étais même assez positive quant à ce thème. Oserais-je le dire ? J’ai rapidement déchanté.

Tout d’abord, j’ai très vite été déroutée par le passage de la première à la troisième personne dans un même chapitre. Puis, j’ai dû affronter la ponctuation pour le moins personnelle du livre. Il devait y avoir un quota de virgules, et l’auteur (le correcteur) a été obligé de renoncer à la plus grande partie d’entre elles. J’ai bien tenté de ne pas m’arrêter à ces détails, mais ma lecture venait sans cesse buter dessus, devenant sinon fastidieuse, au moins désagréable.

Même en laissant la grammaire de côté, je n’ai pas aimé le scénario. Ce dernier est bâti autour de trois personnages : Eugène, Charly et le Lieutenant Brown. Premier problème : Eugène n’est pas vraiment un personnage de l’histoire. À vrai dire, on peut même se passer totalement des chapitres le concernant sans que cela nuise au déroulement du récit. Selon moi, le rôle de ce personnage ne consiste qu’à mettre à place tout le background de l’histoire : comment et pourquoi Détroit en est-elle arrivée là ? Tout en faisant au passage, une critique de la société capitaliste. Second problème : ce personnage qui ne sert donc déjà pas à grand-chose est insipide. Si bien que j’ai renoncé au bout de quelques chapitres à en apprendre plus lui. Heureusement, il reste les deux autres. Leurs histoires finissent par se rejoindre pour former le noyau du récit. Pour autant, cela ne rend pas la lecture percutante. Le déroulement de l’histoire est fade et prévisible, tout comme les personnages.

Finalement, j’ai été suffisamment déçue par cette lecture pour placer Thomas B. Reverdy dans la liste noire des auteurs à mourir d’ennui…

Note : 1/5

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2 réflexions au sujet de « Il était une ville »

  1. Cette critique me paraît bien sévère, même si je respecte le point de vue. Pour ma part, j’ai bien aimé ce roman de T. Reverdy, dont j’avais lu précédemment  » les Évaporés ». Certes, cet opus n’a pas la force et la poésie du précédent, mais je trouve l’ambiance de Détroit ruinée et « saccagée » très bien rendue. A mon sens, cette ville est le personnage principal ! Je vous l’accorde, Eugène n’est pas vraiment charismatique, mais il joue bien son rôle de « repoussoir » à la Zola pour cette ville en décrépitude. Je vous inviterais à lire « les Évaporés » pour donner une seconde chance à cet auteur.

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    1. Justement, j’en reparlais hier avec des amis ! Et j’en suis venue à la conclusion que j’aurai finalement plus apprécié ce livre s’il avait été un recueils de nouvelles sans lien les unes avec les autres si ce n’est Détroit. Car, je partage votre point de vue sur le fait que c’est la ville le personnage principal de cette histoire. Mais je m’efforce d’écrire toujours mes chroniques à chaud, je ne parle pas de critiques, car je ne me sens pas le droit de critiquer/juger un livre, je me contente de donner mon ressenti sur un texte, sur une écriture, ce n’est jamais que mon point de vue et j’invite le plus souvent les gens à se faire leur propre opinion. 🙂 Pour ce qui est des Evaporés, on me la fortement déconseillé, mais à l’occasion, je lui jetterai un coup d’œil pour me faire une idée.

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