Romans

Purge

 

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Titre : Purge

Auteur : Sofi Oksanen

Traducteur : Sébastien Cagnoli

La quatrième de couverture :

En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.
Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix.

Mon avis :

Cela fait une éternité que Purge traîne dans ma pile à lire, depuis sa sortie en fait. Au départ, j’ai acheté avec beaucoup d’enthousiasme ce livre d’une auteur finlandaise, parce que d’une part, j’aime beaucoup la Finlande, puis d’autre part, parce que ce livre était largement plébiscité par la critique. Malgré tout, je n’ai jamais pu m’y mettre, jusqu’à la semaine dernière où je me suis dit qu’il était plus que temps.

Sauf que, même si j’ai apprécié l’écriture de Sofi Oksanen, même si j’ai trouvé la traduction juste, même si l’histoire a un côté sombre et mystérieux, je me suis ennuyée. Voilà, c’est dit. Pendant un moment je me suis même demandé si je devais rédiger une chronique sur cette lecture. Car que dire ? C’était bien, mais pas si bien ? Pour la première fois depuis longtemps, j’ai du mal à mettre des mots sur mon ressenti. Pourtant, c’est justement la raison pour laquelle ce livre mérite que je m’y attarde.

Honnêtement, je suis serai de mauvaise foi si je disais que je n’ai pas aimé le titre parce qu’il est mauvais. C’est un bon roman, une bonne histoire, mais avec le recul, ce qui m’a le plus gênée dans ma lecture, c’est mon incapacité à me lier à aucun des personnages de ce roman. Je les ai tous trouvé détestables que ce soit dans le rôle de victime ou de bourreau, une pléthore de personnages sans reliefs bercés par le mouvement de la grande Histoire, des caractères sombres incapables de s’affirmer en communauté… Et pourtant, même là, pas suffisamment haïssables pour me faire réagir, je n’ai eu pour eux, ni pitié, ni mépris, pas même un semblant de compassion.

Au fond, mon malaise vient de là : c’est la première fois depuis une éternité que je lis un roman comme je lirais la notice de ma machine à laver, froidement sans émotion. Il m’a fallu toute l’énergie du monde pour arriver au bout, parce qu’inconsciemment, j’attendais le déclic, mais il n’est jamais arrivé jusqu’à moi.

J’en viens à me demander quel coche j’ai loupé… Et j’en conclus donc que ce n’était peut-être pas du tout mon bon moment pour le lire.

Au-delà de ma lecture personnelle, cela reste un roman très enrichissant sur la vie en Estonie durant la Seconde Guerre mondiale et la période qui la suivit. J’ai appris de nombreuses choses à ce sujet, mais mon expérience positive de se titre s’arrête là. Je ne saurai donc ni vous le conseiller, ni vous le déconseiller, car je pense vraiment que le problème essentiel de ma lecture vient de mon incapacité à me mettre en phase avec le récit.

Note : ne se prononce pas.

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