Romans

Un papa de sang

A10679

Titre : Un papa de sang

Auteur : Jean Hatzfeld

La quatrième de couverture :

Jean Hatzfeld revient sur les collines de Nyamata, au bord de ses marais, vingt ans après le génocide. Il donne la parole ici non plus aux tueurs et aux rescapés dont les récits peuplaient ses précédents livres, mais à leurs enfants. Ils n’ont pas connu les machettes, mais ont grandi dans leur souvenir. Ils s’appellent Idelphonse, Fabiola, Immaculée, Fabrice, sont lycéens, couturiers ou agriculteurs. Ils partagent le génocide en héritage, mais pas du tout la même histoire familiale. Dans ces familles décimées, certains ont grandi dans le silence et le mensonge, ont affronté les crachats sur le chemin de l’école, d’autres ont été confrontés aux troubles de comportement de leurs parents, à la houe sur une parcelle aride dès l’adolescence. Ils dansent ensemble, fréquentent les mêmes cafés internet mais ne parviennent jamais à parler des fantômes qui ont hanté leur enfance. Leurs récits à la première personne, au phrasé et au vocabulaire métaphorique si particuliers, se mêlent

Mon avis :

Je ne ferais pas une grande chronique de ce livre, car je ne pense pas posséder toutes les clés pour en parler vraiment.

En effet, dès les premiers chapitres, j’ai réalisé que ce livre s’adressait à un public averti ayant déjà lu les précédents livres de Jean Hatzfeld. En tant que nouvelle lectrice, j’ai donc eu le sentiment de me retrouver au milieu d’une conversation dont j’avais raté plusieurs heures. Sentiment probablement exacerbé par mon ignorance concernant le génocide rwandais. J’ai une fâcheuse tendance à fuir les horreurs trop réalistes, et je n’ai donc jamais approfondi mes connaissances en la matière.

Pour autant, j’ai trouvé ce roman intéressant, de par sa forme, qui alterne un chapitre narrateur, un chapitre témoignage, et de par son fond, fidèle jusque dans les fautes de langage, dans le ton. Jean Hatzfeld donne la parole à de nombreuses personnes d’horizons différentes et évite les jugements. Cela donne au titre une richesse incontestable, malgré tout, j’ai vraiment le sentiment d’être passé à côté et je n’en garde pas un souvenir impérissable.

À réserver à un public averti ou à ceux qui ont lu les autres romans de l’auteur.

Note : 2.5/5

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