Romans

Shanoé

Titre : Shanoé

Auteur : Lorris Murail

La quatrième de couverture :

Louise n’est pas une petite fille comme les autres.
Electro-sensible, sa condition la rend allergique à toutes les ondes électromagnétiques. Pas d’internet, pas de téléphone, de télévision, ni même d’ascenseur… Louise est condamnée à vivre loin de toute la modernité de notre époque.Pour préserver sa santé et lui permettre de vivre une vie normale, son père Stan, agent littéraire, et sa mère peintre, décident de partir et d’acheter une propriété à la campagne où les ondes ne passent pas.

Mais le lieu qu’ils viennent d’investir n’est pas un lieu comme les autres, et le passé violent de cet endroit ne va pas tarder à refaire surface… A mesure que Stan plonge dans l’histoire du château, le comportement de sa fille se fait de plus en plus étrange, et il ne sait que penser : Est-ce la manifestation de forces surnaturelles, ou la preuve que son enfant sombre lentement dans la folie ?

Mon avis :

En général, j’aime beaucoup les titres des éditions scrinéo ; aussi quand je suis tombée sur Shanoé, je n’ai pas longtemps hésité.

L’ambiance du livre s’annonçait prometteuse dans la veine de Lovecraft version jeunesse, sauf que l’idée pourtant si tentante du départ est mal, très mal exploitée… Et le verdict est sans appel : c’est le livre le plus ennuyeux qu’il m’ait été donné de lire depuis le début de l’année, et pourtant je n’ai pas eu beaucoup de perles rares dans ma pile à lire depuis janvier.

Qu’on ne se méprenne pas, Lorris Murail écrit bien : il n’y a pas de ponctuations intempestives ou absentes, le niveau de langage est adapté à un titre jeunesse, et elle a un style agréable. Mais son roman a un gros défaut, un défaut dont elle se moque elle-même via la bouche d’un de ses personnages écrivains, il contient beaucoup trop de descriptions.

Et le malheur, c’est que ces dernières s’enchaînent s’en rien apporter au récit tout en lui nuisant. Tout d’abord, l’ambiance effrayante qui aurait dû faire le charme du roman ne parvient pas à se mettre en place, car l’auteur nous abreuve de détails qui tuent toute imagination dans la coquille. Ensuite, le personnage principal dont le roman porte le nom passe totalement au second plan distancé par les décors et le fantôme supposé la hanter. Enfin parvenue au dernier quart du roman, le lecteur a la désagréable impression d’une course contre la montre qui n’a rien à voir avec l’histoire, mais plutôt avec la romancière qui, faute d’avoir traînée tout au long du récit, n’a plus guère de temps pour terminer.

Il va sans dire que c’est énorme déception. J’ai refermé le roman en ayant eu la désagréable impression d’avoir raté plusieurs chapitres et cette dernière ne m’a toujours pas quittée.

Note : 2/5

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