Contes

La princesse de Babylone

Titre : La princesse de Babylone

Auteur : Voltaire

Illustrateur : Kees van Dongen

Ma quatrième de couverture :

Formosante vient de faire 19 ans. Il est donc plus que temps pour la belle princesse de Babylone de trouver chaussure à son pied parmi les rois avoisinants. Car les princesses, c’est connu, n’épousent jamais que des princes ou des rois. Mais sur les trois grands rois qui se présentent pour la conquérir, aucun ne parvient au bout des trois épreuves établies par l’oracle alors qu’un berger venu d’une contrée lointaine y parvient sans difficulté. Voilà la jeune Formosante conquise, mais le bellâtre, appelé au chevet de son père disparaît aussi vite qu’il est apparu. Pour les deux tourtereaux, débute alors un voyage qui a tout de la quête initiatique.

Mon avis :

Je suis tombée sous le charme de Voltaire à 11 ans, quand mon professeur de français a eu la merveilleuse idée de me mettre Zadig ou la destinée entre les mains. Après cela, j’ai dévoré Candide, puis je me suis laissé accaparer par les lectures obligatoires et les envies du moment sans jamais y revenir. Alors quand j’ai vu cette superbe édition de La princesse de Babylone sur une étagère de ma boutique France Loisirs, je n’ai pas résisté une seule seconde.

Ma première impression en arrivant chez moi fut que la reliure et l’objet en lui même était vraiment très beau. Les illustrations de Kees van Dongen – que je ne connaissais pas – sont magnifiques. Le trait fauve du peintre sert à merveille le propos de Voltaire et le jeu entre réel-irréel de l’histoire. Je ne suis pas une spécialiste en matière d’art, mais il y a – pour moi- une grande justesse entre la pensée profonde du texte et l’image l’illustrant. Les dorures et le dos en tissu remplissent mettent agréablement en valeur le livre. Quelle ne fut donc pas ma déception, quand en étudiant de plus près la typographie de van Dongen, je me suis aperçu que les premiers mots de chaque chapitre étaient tout en capitale ! Sur un si bel objet une erreur si simple à corriger sur l’impression finale, ça fait quand même mal aux yeux. Je vous laisse juger :

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Côté texte, Voltaire est toujours aussi divertissant. Il dénonce avec toujours autant d’humour et d’ingéniosité les dérives de nos sociétés ‘modernes’ entre cultes religieux étranges et culte de la technologie au mépris de la vie animale comme humaine. Et si les héros pensent s’en sortir indemnes, ils ont bien tort, car Voltaire est bien décidé à dresser le portrait de l’humanité avec ses forces et ses défauts. Derrière chaque critique, se cache néanmoins le ton bienveillant du sage un peu désabusé, pas très sûr de faire mouche, et malgré tout convaincu des bienfaits de l’éducation sur les jeunes, comme les vieux, esprits.

Le ton est donné. La princesse de Babylone c’est avant tout une belle centaine de pages où on peut rire en lisant de jolis proverbes tels que « Quand on ne marie pas les filles, elles se marient elles-mêmes ». Puis surtout réfléchir à l’absurdité de certains comportements jugés normaux, car banals, quand d’autres semblants plus sains sont marginalisés. Et encore, réfléchir. Bref, développer son sens critique. 😉

Note :

4

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