Romans

Tout peut s’oublier

  • Titre : Tout peut s’oublier
  • Auteur : Olivier Adam

Un appartement vide : c’est ce que trouve Nathan quand il vient chercher son petit garçon chez son ex-femme. Très vite, il doit se rendre à l’évidence : Jun est rentrée au Japon, son pays natal, avec Léo. A l’incompréhension succède la panique : comment les y retrouver, quand tant d’autres là-bas courent en vain après leurs disparus ? Et que faire de ces avertissements que lui adresse son entourage : même s’il retrouve leur trace, rien ne sera réglé pour autant ? Entre la Bretagne où il tente d’épauler Lise, elle aussi privée de son fils, et un Japon qu’il croyait connaître mais qu’il redécouvre sous son jour le plus cruel, Nathan se lance dans une quête effrénée. En retraçant l’itinéraire

Mon avis :

J’ai découvert l’auteur par ses titres jeunesse, et j’avais envie de le lire dans un tout autre registre. J’ai donc jeté mon dévolu sur son dernier roman en date.

Si j’ai retrouvé avec plaisir la plume captivante de l’auteur, le titre, quoique je l’ai apprécié, m’a laissé perplexe. En effet, au regard de la quatrième de couverture, je m’attendais à lire le récit du combat d’un père pour récupérer ne serait-ce qu’une partie de la garde de son fils. Mais une fois le roman achevé, j’ai l’impression d’avoir lu un récit plus proche du documentaire que du récit romanesque.

D’une part, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Nathan tout comme Jun me sont apparus assez antipathiques. Le premier est du genre à se laisser porter, à suivre le mouvement et à changer de direction en fonction du sens du vent, un comportement qui m’horripile. La seconde se heurte à la dure réalité : rien ne correspond à l’image idéalisée de la France dont les films l’ont nourrie. Si j’ai eu envie de compatir à son sort de déracinée, et à sa déception, je n’apprécie pas non plus les gens qui refusent d’accepter que la condition dans lesquelles ils vivent est le résultat de leurs choix en grande partie.

D’autre part, si le livre se révèle très intéressant de part les thèmes qu’il aborde, le désir de l’auteur de mettre en scène les différences culturelles entre la France et le Japon, notamment en matière de justice et de garde d’enfants, finissent par donner au roman un côté très didactique. J’ai donc appris beaucoup de choses dont j’avais eu ouï dire, mais ce n’est pas vraiment ce dont j’avais envie en achetant ce livre.

La fin du roman n’a rien fait pour lever ma perplexité : je n’ai pas compris le dernier acte de Jun envers Nathan, quant à la réaction de Nathan, elle a finit par me le rendre détestable jusqu’au bout, mettant en exergue son côté suiveur d’ordre.

En bref, un roman qui me laisse mitigée. J’aime toujours autant la façon d’écrire de l’auteur, mais ce titre là n’a pas fait mouche.

Mon ressenti : 2.5/5

2 réflexions au sujet de « Tout peut s’oublier »

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