Romans

Félines

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Titre : Félines

Auteur : Stéphane Servant

La quatrième de couverture :

Personne ne sait exactement comment ça a commencé. Ni où ni quand d’ailleurs. Louise pas plus que les autres. Ce qui est sûr, c’est quand les premiers cas sont apparus, personne n’était prêt et ça a été la panique. Des adolescentes qui changeaient d’un coup. Des filles dont la peau se recouvrait de… dont les sens étaient plus… et les capacités… Inimaginable… Cela n’a pas plu à tout le monde. Oh non ! C’est alors qu’elles ont dû se révolter, être des Félines fières et ne rien lâcher !

Mon avis :

Je ne vais y aller par quatre chemins : ce n’est clairement pas ma lecture préférée de l’auteur. Et pourtant, ceux qui me connaissent savent combien j’apprécie l’écrivain, mais là vraiment je n’ai pas accroché. Est-ce parce que cette lecture tombait mal ; faisant un terrible écho à l’actualité avec les Talibans qui reprennent le pouvoir en Afghanistan et toutes ses femmes qui s’apprêtent à subir des horreurs ? Ou parce qu’après des mois de confinement – pas confinement, répressions ou lois stupides, cette lecture n’a rien fait pour me remonter le moral ? Difficile à dire. Ce que je sais, c’est que ce que je préfère chez l’auteur c’est son écriture poétique, sa capacité à me faire rêver même dans les dystopies comme Sirius, et ici s’il m’a avec brio angoissée, je n’ai pas retrouvé cette petite flamme, la petite tournure de phrases qui en dit plus long que les mots.

Quoique les thèmes abordés soient très intéressants, je les ai trouvé trop nombreux. Je n’aime pas trop quand les auteurs veulent parler de tout et finissent fatalement par ne parler vraiment de rien, faute d’espace disponible. Ici, il est question de guerres, des migrations, du racisme, de l’intolérance, de religion, de politique, de handicap, etc. Heureusement, Stéphane Servant centre son histoire autour du féminisme, les autres thèmatiques finissant par graviter autour de ce sujet principal. Mais là encore, si je salue vraiment le fait qu’un homme parle de féminisme, car ce n’est pas qu’une histoire de femme, je suis toujours dubitative quand il le font avec une voix féminine. Si l’histoire avait été raconté via les yeux d’un personnage masculin, j’aurai été moins génée je pense. C’est idiot me direz-vous ? Certainement, mais toute la bonne volonté du monde, ne permettra jamais à un homme de savoir vraiment quel effet cela fait quand on marche seule la nuit… Le côté hyperémotif des félines a terminé de contrarier mon appréciation de l’histoire en se superposant à l’image que les opposants voudraient donner au féminisme : des femmes hystériques et violentes qui pour la plupart voudraient faire disparaître les hommes de la surface de la planète…

Pour autant, Félines n’est pas un mauvais roman et je suis sûre qu’il a trouvé et trouvera son public, car il est bien écrit, se lit rapidement et surtout, il porte un message. Il faut s’affirmer et s’accepter tel qu’on est, sans vouloir rentrer dans un moule, et cela ne nécessite aucune violence.

Note : 3.5/5

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