Romans

Un été en liberté

  • Titre : Un été en liberté
  • Auteure : Mélanie Edwards

Violette a 14 ans. Cet été, comme les années précédentes, ses parents sont trop fauchés et trop occupés pour emmener leurs quatre enfants en vacances. Brune, 17 ans, Paul, 16 ans, Élise, 6 ans et Violette vont donc partir seuls pendant un mois dans une maison à Ferréol, en Ardèche, d’où vient leur mère. Sur place, les quatre enfants re-découvrent la liberté au contact de la nature, loin de leur mère débordée et de leur père colérique et instable. Au fil des jours, Violette fait la connaissance de Bosco, un garçon de son âge également en vacances à Ferréol chez son grand-père. Les deux adolescents se rapprochent et vont vivre, le temps d’un été en liberté, les premiers vertiges de l’amour.

Mon avis :

Un roman cocoon idéal pour la période pas très joyeuse que nous traversons : du soleil, des sorties, des fêtes de village, des baignades et du farniente. Tout ce dont on rêve! Adieu les masques et les transports en commun bondés!

La couverture donne le ton, c’est un roman nostalgie : la bonne vieille époque sans téléphone portable, sans réseaux sociaux, où il fallait sortir et s’ouvrir aux autres pour faire de nouvelles connaissances, mais surtout une époque plus bienveillante où une seule personne ne pouvait pas faire de votre vie un enfer avec une publication trollée et repostée jusqu’à la nausée. Les amoureux rejetés n’avaient plus qu’à passer à autre chose, pas de photos à faire défiler pour ressasser encore et encore, pas de pugilats organisés. Une époque où le plaisir de l’attente était entretenu par la poste ou par l’obligation de rentrer à la maison jusqu’au lendemain. Loin de moi l’idée de dire que tout étaient mieux, mais à la lecture, je me suis demandée si les lecteurs ne pourraient pas être tentés de mettre de côté leur téléphone le temps d’un week-end ou peut-être plus, tentés d’apprendre à vivre un peu moins connectés pour profiter plus du moment présent.

Pour autant, le récit ne s’adresse pas seulement aux nostalgiques de leur enfance, mais parlera à nos jeunes adolescents. En effet, les thèmes abordés sont intemporels : les mésententes parentales, la difficulté à trouver sa place, l’amitié et l’amour. En sous-marin et bien caché, je dirais qu’il est question d’homosexualité ou d’asexualité sans que cela soit abordé, mais c’est peut être moi qui extrapole.

L’entente entre les personnages, leur capacité a s’entraider et à s’occuper les uns des autres, donne au texte un charme certain, servi par l’écriture souple et agréable de l’auteure. C’est un peu comme lire une berceuse : c’est tendre et réconfortant. Encore plus pour les natifs du sud de la France, qui verront sans difficulté sous leurs paupières les collines escarpées, les pins et les rivières, l’odeur du thym et du romarin chatouillant leurs narines.

A partager et à lire de 9 à 110 ans !

Mon ressenti : 3,75/5

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s