Romans

Alex fils d’esclave

  • Titre : Alex fils d’esclave
  • Auteure : Christel Mouchard

Le jeune Alex a une vie trépidante. Ses exploits en escrime et ses succès à la cour font de lui un des nobles les plus admirés de Paris. Mais ses origines le rattrapent lorsqu’il retrouve sa sœur, esclave comme leur mère, qui s’apprête à rejoindre une révolte en Haïti. Alex décide de prendre lui aussi son destin en main, car partout se murmure un mot… Révolution!

Mon avis :

La couverture et la quatrième de ce roman m’avaient bien intriguée, mais j’ai été déçue de ne pas retrouver dans le roman l’aspect mystérieux et entraînant qui était vendu. En effet, la quatrième est en fait un résumé du roman. Il ne s’y passe rien de plus, et il se termine de la même façon. J’ai l’horrible sentiment d’être restée sur ma faim.

Pourtant, la façon d’aborder un fait historique tel que l’esclavage est intéressante, d’autant qu’en s’appuyant sur des faits historiques l’auteure permet à son lecteur de s’instruire. J’ai ainsi découvert avec étonnement que le père d’Alexandre Dumas était métis. Un fait passé sous silence la plupart du temps, que je trouve d’une importance majeure. Combien de jeunes lecteurs métis seraient ravis de savoir que ce célèbre écrivain étaient un français métis comme eux?

C’est aussi l’occasion pour les enfants contemporains de voir combien il était alors facile d’abandonner femme et enfants, pire même de les vendre à l’heure où les hommes, considérés comme chefs de famille, avaient tous droits sur leurs épouses et leurs enfants.

Beaucoup de points intéressants donc, mais qui sont gâchés par la simplicité de l’histoire. D’une part parce qu’il ne se passe pas grand chose durant ces 200 pages. Le roman se termine au moment où les événements à traiter auraient vraiment été intéressants. D’autres part, parce que la façon dont le héros se désintéresse du sort de sa soeur et de sa mère est tout bonnement hallucinante. Un développement plus psychologique aurait été intéressant pour rattraper le manque d’action dans le récit.

L’auteure a par ailleurs voulu développer des personnages féminins forts, mais le bas blesse quand l’une attend pendant trois ans que celui qui l’avaient demandé en mariage se décide à se souvenir de son existence, et l’autre accepte son sort d’esclave avec désinvolture.

Encore un avis mitigé donc. Je pense que le roman peut séduire les jeunes lecteurs par sa longueur et sa fluidité, et qu’il peut permettre d’aborder beaucoup de points en classe, mais je suis déçue que la promesse de mystère et d’aventure de la couverture n’est pas été tenue.

Mon ressenti : 2,5/5

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