Romans

Sirius

 

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Titre : Sirius

Auteur : Stéphane Servant

La quatrième de couverture :

Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d’élever son petit frère, Kid. Réfugiés au coeur d’une forêt, ils se tiennent à l’écart des villes et de la folie des hommes… jusqu’au jour où le mystérieux passé d’Avril les jette brutalement sur la route. Pourchassés, il leur faut maintenant survivre dans cet univers livre au chaos et à la sauvagerie. Mais sur leur chemin, une rencontre va tout bouleverser : Sirius.

Avec ce road trip post-apocalyptique, Stéphane Servant signe un grand roman d’aventure, brut et haletant.

Mon avis :

Cela va faire un petit moment que j’ai découvert Stéphane Servant, mais uniquement à travers ses albums. Il était donc plus que temps de refaire connaissance avec lui à travers l’un de ces romans.

Première surprise du livre, les chapitres se présentent comme un compte à rebours : de 69 à 0, le temps délivré à nos héros s’écoule, immuable. Cela crée dès le départ une étrange sensation, le sentiment que quoiqu’il arrive les héros ne s’en sortiront pas et que parvenu à 0, il ne restera plus rien. La couleur est annoncée, le roman se veut aussi brut et beau que la nature elle-même.

Une nature au centre de tout le récit. Ici, ceux qui ont du mal avec des notions telles que l’écologie ou la condition animale ne vont certainement pas aimer. Car ce sont deux thèmes sur lesquels l’auteur s’appuie pour créer son histoire. Ce que Stéphane Servant raconte c’est Gaïa, la mère-créatrice, ses créations toutes égales et belles que l’Humanité, en se perdant elle-même, a commencé à détruire. Sirius ou la révolte d’une planète, le dernier sursaut de la Terre avant que l’Homme ait définitivement tout saccagé. Si l’ensemble peut sembler très sombre, le roman délivre une part d’espoir non négligeable à travers ses héros.

Des héros qui ont transcendé leur espèce, qui sont un, et qui enfin s’écoutent à défaut de toujours se comprendre. Ici, un petit cochon a un aussi grand rôle qu’un homme vieux et sage. C’est déroutant, surtout à travers le langage que Stéphane Servant simplifie au possible, pour montrer certainement que les mots sont rarement insuffisants à exprimer toute une palette de sentiments et de sensations.

Il m’a pourtant manqué un petit quelque chose de poésie pour être parfaitement happée par le texte. Néanmoins, le message est là et c’est une raison suffisante pour se laisser tenter par cette lecture.

Note : 3.75/5

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