Essai

Black-Out

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Merci aux éditions Plein Jour et à Netgalley pour leur confiance.

Titre : Black-Out : Les disparues de South Central

Auteure : Cécile Delarue

La quatrième de couverture :

« Ça peut sembler loin du sujet, de ce serial killer qui se permet de buter des femmes en pleine nuit sans être retrouvé pendant des décennies, de ces cinq, peut-être six autres tueurs en série qui agissent dans la même ville, de cette centaine de femmes disparues à tout jamais et dont on ignore pour une grande partie d’entre elles ce qui a pu leur arriver. Mais le racisme, la police, la violence, les émeutes, c’est au cœur de South Central. Et au cœur de cette histoire. L’histoire de ces parents, qui doivent se contenter d’un seul passage des flics pour apprendre que leur fille est morte, et ne jamais en savoir davantage. »Après avoir travaillé pour France 2, TF1, 13e Rue, BFM…, Cécile Delarue a tout quitté pour vivre à Los Angeles. Elle collabore notamment à Marie-Claire et Elle. Elle dresse un portrait saisissant du Los Angeles des années 90, fait d’émeutes, de crack, de tueurs en série, et de celui d’aujourd’hui, toujours marqué par la séparation des communautés, la violence, la défiance envers une police soupçonnée de racisme. Son enquête sur la découverte d’un tueur est aussi haletante qu’un roman policier.

Mon avis :

Quand je me suis lancé dans ma lecture, je m’attendais à lire un livre concernant l’enquête entourant le meurtre de plusieurs femmes issues de la communauté noire aux Etats-Unis. Mais Black-out s’apparente plus à un roman biographique sur base de reportage qu’à un véritable récit d’enquête même journalistique.

En effet, le style littéraire de Cécile Delarue est très proche du dialogue, voire du journal intime. Elle digresse souvent sur sa vie privée tout en tentant de justifier son désir de revenir sur les affaires sur lesquelles elle avait écrit à son arrivée aux Etats-Unis.

Ce mélange n’a pas pris : d’une part, le choix du style m’a rapidement lassé, plus j’avançais dans ma lecture et moins ce que je lisais me semblait sérieusement évoqué, d’autre part, si je comprends que les interminables listes de victimes ont un impact sur le lecteur et sont un hommage, la répétition de ces listes finit par les rendre banales annulant ainsi tout l’effet escompté sur le lecteur. Un résultat affreux quand on sait que l’auteure a, à la base, écrit ce roman en hommage à toutes ces femmes disparues ou assassinées.

Cela vient s’ajouter à l’incapacité de l’auteure à rester centrée sur les victimes et leur famille. Elle parle tant d’elle que j’ai finalement eu le ressenti qu’elle était le sujet principal de ce livre et que les victimes n’étaient qu’un prétexte pour parler d’elle.

Bref, cette bourgeoise blonde et préservée qu’elle refuse d’être ressort pourtant dans chacun de ses propos, dans sa façon de revenir sans cesse à sa personne, de traduire toutes les expressions anglaises de son roman, dans tout simplement ce désir de se justifier sans cesse « d’être blanche ».

Une lecture plutôt décevante, et qui ne répond pas du tout à mes attentes, et qui ne met malheureusement pas son auteure en valeur.

Note : 1,5/5

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