Romans

La malédiction du Stradivarius

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Merci aux éditions Librinova et à Netgalley pour leur confiance.

Titre : La malédiction du Stradivarius

Auteur : Philippe Morane

La quatrième de couverture :

Alicia,  jeune violoniste virtuose, exulte à l’idée de jouer son premier grand concert à New York, sur un Stradivarius inestimable prêté par une fondation musicale. Malheureusement, à la joie succèdent les larmes, les fantômes du passé resurgissent et rien ne se déroule comme prévu.

L’auteur nous plonge dans l’univers des grands interprètes et de leurs instruments fabuleux. Il nous embarque dans l’Histoire avec son cortège d’événements dramatiques et mêle le passé douloureux à la cruelle réalité.

Mon avis :

Voici un roman qui me laisse partagée. D’une part, il y a l’histoire d’Alicia, brillante violoniste à qui une fondation prête un Stradivarius aux origines mystérieuses, d’autre part, il y a l’Histoire dans l’histoire, le récit entourant les origines du fameux instrument. Je ne vais pas mentir c’est cette partie du récit qui m’a passionnée et que j’ai regretté de voir si courte et si peu présente au final.

En effet, le récit se concentre pour la majeure partie sur l’héroïne, quoi de plus normal, mais j’ai trouvé cette dernière insipide. Peut-être trop parfaite sous tout rapport? Il faut dire que tout le monde est un peu beau, intelligent, instruit, charmant, dans ce récit. Cela donne au texte une ambiance peu réaliste qui empêche le lecteur de s’identifier aux personnages. Un effet accentué par les nombreuses descriptions musicales trop approfondie pour le lecteur néophyte. J’ai beau aimé la musique et particulièrement le violon, j’ai souvent senti l’ennui poindre durant ma lecture. Mais après tout, le livre est écrit par un musicien averti et j’imagine combien il doit être difficile de mettre à portée du lecteur lambda des connaissances aussi précises.

Ces nombreuses descriptions donnent au texte quelques longueurs que l’écriture, certes parfaite et riche, de l’écrivain peine à faire oublier, notamment par un cruel manque de fluidité.

Néanmoins, le récit est intéressant, passionnant concernant la partie sur la Seconde Guerre Mondiale, et j’ai pris plaisir à lire cette partie du roman particulièrement bien documentée. J’ai d’ailleurs quitté à regret « ces fantômes du passé ».

Cependant, pour la défense de l’auteur, je dois dire que le titre du roman et la quatrième de couverture m’avaient fait supposé que j’allais avoir à faire à un récit mêlant horreur et Histoire. Ce côté horrifique étant totalement absent du récit, le terme « malédiction » me semble un choix de titre un peu maladroit.

Quoi qu’il en soit, si vous aimez la musique et que vous avez quelques bases en la matière, ce titre pourra vous faire passer une agréable moment. Mais, si vous cherchez un récit un peu plus sombre, passez votre chemin.

Note : 2/5

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