Nouvelles

Le Roi Lear des steppes

couv63559839

Merci aux éditions Stock et à Netgalley pour leur confiance.

Titre : Le Roi Lear des steppes et autres nouvelles

Auteur : Ivan Sergeyevich Turgenev

La quatrième de couverture :

«Ivan Tourgueniev a deux cents ans. Plus universelle, plus moderne que jamais, sa prose le place désormais parmi les auteurs qui, en leur temps, ont également relevé le défi de l’universalité. Ce grand sage cosmopolite du XIXe siècle nous livre une clef pour lire le passé, celui de la Russie en particulier et du genre humain dans son ensemble, mais aussi pour cerner la modernité et mieux appréhender l’avenir.» OLGA GORTCHANINA

Mon avis :

J’ai découvert Tourgueniev avec la nouvelle Premier amour. Une lecture que j’avais trouvé très agréable. Alors quand j’ai vu qu’il avait été retraduit, j’ai pensé que c’était l’occasion de découvrir un peu plus cet auteur, puisque j’ai un penchant pour la littérature russe dont j’apprécie le romantisme mélancolique et désuet. Le livre contient quatre nouvelles avec une traduction récente et suivie chaque fois d’une explication sur la période où a été rédigé l’histoire, le lieu où se trouvait Ivan et aux événements de sa vie auxquels nous pouvons relier le récit. J’ai trouvé ces encarts très enrichissants et instructifs, mais surtout très inattendus dans un roman. En tout cas, je salue le travail effectué et la façon dont Olga Gortchanina a su en rendre compte : abordable pour le lecteur lambda et toujours juste.

Mais revenons-en à nos moutons. Le livre s’ouvre sur la nouvelle qui lui prête son titre : Le Roi Lear des steppes. Des quatre nouvelles du roman, c’est selon moi, une nouvelle qui peut facilement être conseillée à quelqu’un qui débute dans la littérature russe, quoique le récit soit un peu longuet par moment. Malgré tout, il ne faut pas chercher ici le charme de Doïstoveski ou de Tolstoï.  Le style est simple, mais très russe.

Pour les amateurs et les connaisseurs, je choisirai plutôt la deuxième nouvelle : Faust. C’est en tout cas celle que j’ai préférée, peut-être parce que les Russes m’ont habituée aux histoires d’amour tragiques. Elle a un petit côté fantastique très bien dosé, et la forme épistolaire lui sied bien, même si je trouve un peu bizarre que l’ami de l’auteur n’ait pas plus réagit à l’absence de lettres durant un si grand laps de temps.

Cette nouvelle est suivi par Le dîner ou Hamlet. Cette fois, j’avoue ne pas avoir été séduite du tout. Le récit débute par un dîner qui n’apporte rien à l’histoire, s’en suit alors un monologue assez vain. Grâce aux remarques d’Olga, nous apprenons que via cette nouvelle Tourgueniev met en scène « l’homme de trop », un thème qui lui est cher. Néanmoins, je pense que si le portrait est intéressant, il aurait gagné à être mis en scène dans un autre récit et aurait gagné en relief à être opposé à un « Don Quichotte ».

Cette opposition est d’ailleurs au centre du dernier récit du roman : Hamlet et Don Quichotte, qui est en fait la retranscription d’un discours de Tourgueniev. Quoique ce dernier ne soit pas une histoire mais plutôt un essai de l’auteur, j’ai trouvé le sujet très intéressant et très bien amené. L’éclairage que ce discours apporte sur son oeuvre est indiscutable et étonnamment d’actualité.

Note : 3/5

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s