Romans

Les Haut-Conteurs – tome 5

Titre : Les Haut-Conteurs, tome 5 : La mort noire

Auteurs : Olivier Peru et Patrick Mc Spare

Illustrateur : Olivier Peru

La quatrième de couverture :

Rome, automne 1193. Humbles ou puissants, les gens meurent par milliers, foudroyés par la Mort Noire. De sinistres semeurs de peste y veillent, hantant les rues et les collines de la ville.

Les Haut-Conteurs semblent être les seuls à pouvoir arrêter ces créatures. Mais, accusés de sorcellerie, pourchassés par la foule qui les adulait hier encore, ils deviennent les jouets d’un ennemi fait d’ombres et de secrets.

Alors que le temps joue contre eux et le monde entier, Roland, Mathilde, Salim et Corwyn voient se réaliser les pires prophéties du Livre des Peurs. Ainsi, l’heure est venue de tout comprendre, comme Roland le pressentait, lui, l’enfant maudit piégé dans un combat inégal contre son destin. Pourtant, il n’abandonne pas et se battra jusqu’au bout de son ultime aventure.

Car nul mieux qu’un Haut Conteurs ne sait quand une histoire doit trouver sa fin…

Mon avis :

Le tome 4 avait donné le tempo d’un récit plus sombre et moins bon enfant. Olivier Peru et Patrick Mc Spare continuent donc sur cette lancée, et ils n’ont vraiment rien à envier aux derniers auteurs en vogue qui, par souci de réalisme, n’hésitent plus à faire mourir des personnages importants.

Le récit débute par le retour des héros en terre anglicane après leur périple norvégien. Après toutes ces émotions, ils sont bien décidés à reprendre des forces et à se ressourcer auprès des leurs, mais c’est sans compter sur le sort qui s’acharne sur eux et qui relance l’intrigue principale du récit quelque dizaines de pages seulement après le début du roman. Jusque-là, la dynamique reste la même que celle des tomes précédents : un mystère, une enquête, mais insidieusement les auteurs laissent planer un malaise qui s’amplifie au fil des pages, car cette fois nos héros ne sont ni frais, ni dispo. Encore éprouvés par leur emprisonnement, il apparaît rapidement évident que les aventures du tome précédent n’étaient que des broutilles.

L’intrigue est donc en place et je ne vous en dirai pas plus. Côté personnages, j’avais été agacée précédemment par la mièvrerie de Roland, mais force est de constater que les épreuves l’ont endurci même s’il reste quelquefois navrant de naïveté. Il faut dire que les Haut-Conteurs font preuve, cette fois encore, d’un certain positivisme qui frôle parfois l’égarement, mais après tout, cela est dans l’ordre des choses puisque leur ordre étant ce qu’il est, ils possèdent une foi indéniable en leur position ainsi qu’en leur bon droit.

Néanmoins, cela ne m’a pas empêchée de trouver ce tome particulièrement angoissant et addictif. Je l’ai d’ailleurs terminé en une journée tant je ne pouvais me détacher du funeste destin qui se jouait entre les lignes. Comme celui des héros, mon cœur a été ballotté d’espoir à chagrin, de révolte à angoisse, jusqu’à la fin aussi inattendue que magistrale.

Cette saga restera sans aucun doute parmi les meilleures que j’ai lues, et si c’est à regret que je quitte Les Haut-Conteurs, je compte bien retrouver de nouveaux héros sous les plumes de Patrick Mc Spare et d’Olivier Peru.

Note : 5/5

 

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