Romans

Dans l’existence de cette vie-là

Merci aux éditions Fayard et à Netgalley pour cette lecture.

Titre : Dans l’existence de cette vie-là

Auteur : Caroline Hoctan

La quatrième de couverture :

Et si notre existence n’était pas déterminée par nos origines sociales ou familiales mais par l’influence des livres ? Et si le sens de notre existence n’était pas le fruit du hasard et de la contingence mais celui de la cosmogonie et de l’organisation des étoiles ? Tout quitter, partir au bout du monde est-ce mourir un peu ou bien, au contraire, vivre plus intensément ? Existe-t-il un algorithme commun entre l’économie et la littérature ? La crise financière a-t-elle à voir avec la crise du roman ? Nos secrets de famille entretiennent-ils un rapport avec le secret de la littérature ? Lorsqu’un père joue le rôle d’un Sphinx, qu’en est-il de l’énigme à découvrir ?
Qu’est-ce que les personnages fictionnels nous disent de la réalité ? Commence alors pour le personnage – dont on ignore s’il est un homme ou une femme – une quête obstinée. Muni seulement d’une liasse de billets verts et d’une carte de visite portant un nom inconnu et une adresse, celui-ci entreprend un voyage de l’autre côté de l’océan, dans ce pays où l’on dit volontiers que tout est possible, afin d’y trouver des réponses.

Mon avis :

Une jolie couverture, un titre énigmatique et une quatrième de couverture alléchante pour une amoureuse de la littérature, il n’en fallait vraiment pas plus pour que j’aie envie de lire ce roman.

De plus, je ne connaissais pas du tout l’auteur, tout cela s’annonçait donc comme une aventure en territoire inconnu, car au vu du résumé, difficile de se faire une idée du genre du roman que je m’apprêtais à lire. La seule information fournie sur le site des éditions Fayard est que ce titre fait partie de la rentrée littéraire 2016. Une donnée un peu crispante pour moi étant donné que la plupart du temps cette rentrée m’enthousiasme moyennement. Il faut croire que je n’appartiens pas au public cible et pourtant, j’en lis des styles différents…

Quoi qu’il en soit, j’ai reçu mon ebook sous format .pdf et dès que j’en ai eu l’occasion de je l’ai ouvert. Premier constat : les .pdf passent vraiment très mal sur ma kindle première génération. Les titres sont en plein milieu du texte, il n’y aucune mise en page, et il manque des espaces. Phénomène un peu plus étrange, l’absence aléatoire de majuscules en début de phrase ainsi qu’aux noms propres. Sur ce dernier point, je pense pouvoir affirmer que ni la liseuse, ni le format n’y sont pour quelque chose. Il semble donc plutôt que ce soit lié au fait que le .pdf que j’ai reçu en soit encore au stade de manuscrit, soit en correction. De quoi vous laisser espérer un texte plus propre d’ici à fin août.

Du moins, c’est souhaitable, car le style de l’auteur est assez lourd et confus. Si cela correspond très bien à l’état d’esprit du personnage principal, cela n’en reste pas moins épuisant à la lecture, surtout quand on sait que le roman fait 650 pages. Les phrases longues, les répétitions, les tournures de phrases alambiquées et le manque de cohérence du texte ont eu raison de moi à 47% de ma lecture si j’en crois mon appareil. D’autant que l’auteur n’utilise jamais le véritable nom des lieux ou des gens, mais des surnoms. Au début j’ai trouvé cela original et bien pensé, mais la lecture en elle-même m’a ensuite demandé tant de concentration que je ne le supportais plus. Les seuls moments où j’ai vraiment eu l’impression de respirer sont quand l’auteur cite des extraits d’autres romans. Malheureusement, par la suite, cela n’a fait qu’accentuer l’écart entre son style et celui des grands littéraires, et à rendre le roman plus pesant et indigeste.

Pour vous donner un ordre d’idée du style, une phrase au hasard :

« Mais, finalement, je décide d’arpenter à nouveau – en sens contraire – l’avenue où s’alignent d’imposants musées pour rejoindre l’angle d’une rue où, jadis, cet ange vagabond de sal Paradise s’arrêta devant un kiosque pour y découvrir, dans le journal du jour fraîchement imprimé, l’article qui révéla au monde son deuxième roman et qui fit de lui ce grand écrivain qu’il était pourtant déjà depuis longtemps. »

Malgré tout, si j’ai poussé ma lecture si loin, c’est parce qu’il y a dans le récit un mystère autour du père du héros, un secret, quelque chose à découvrir dans son passé. J’avais donc vraiment envie d’arriver au bout de cette lecture pour avoir le fin mot de l’histoire, mais ces 300 pages où en définitive il ne se passe rien et où le héros tourne en rond ressassant sans cesse la même ritournelle m’ont presque rendu hystérique.

Un roman définitivement pas pour moi dans lequel je ne me suis pas retrouvée que ce soit dans l’émotion ou dans la texture du texte.

Note : 0.75/5

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2 réflexions au sujet de « Dans l’existence de cette vie-là »

  1. Comment est-il possible de lire un tel compte rendu de lecture ??? C’est ignoble et je serai l’auteur ou l’éditeur, j’aurais bien les nerfs de vous avoir donner ce livre à lire !! Et puis de quoi parlez-vous ?? Les problèmes techniques n’ont rien à voir avec ce livre. Vous avez un PDF fautif, très bien ! Allez vous plaindre à qui de droit mais ne geignez pas ici en foutant à zéro le moral des lecteurs !!! Pour ma part, je n’ai lu de cet ouvrage qu’un ami a reçu en service de presse seulement les 10 premières pages somptueuses : aucun problème technique. Il y a bien des majuscules et tout ce qu’il faut en place. De plus, ces 10 première pages m’ont tellement touchée et profondément remuée que j’attends avec impatience d’aller acheter ce roman, à moins de le piquer à mon ami… mais uqi doit – honnêteté professionnelle oblige – le lire consciencieusement. Bref, tout cela pour dire que votre article ici est une honte. Si maintenant vous lisez de la littérature alors que vous n’en n’êtes pas capable, laissez la aux autres et surtout, courrez lire Marc Lévy, Guillaume Musso, cela semble bien davantage adaptée à votre niveau comme à votre indélicatesse de lectrice. salutation, carole swaba

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    1. Très chère Madame Swaba, si des auteurs et des éditeurs partagent leurs titres avec des blogueurs c’ est justement pour que ces derniers livrent un ressenti sincère de leur lecture. J’ose croire que ceux qui me lisent et qui partagent mes goûts ont ainsi suffisamment confiance en mon avis pour orienter leur lecture. C’ est ce rapport de sincérité et de confiance que les partenariats exigent. Si cela se perd les blogs ne serviront donc plus à rien et si vous ne pouvez pas le comprendre c’ est encore plus triste. Mais dans votre commentaire le plus navrant est que vous vous permettez de dénigrer et de juger quand vous n’avez vous même lu que les dix première pages de ce roman… Vous jetez l’opprobre sur des auteurs qui ne vous ont rien fait. Vous qui semblez être une si grande littéraire n’avez pas même été capable de constater que contrairement à vous je me suis bien gardé des jugements facile et de manquer de respect à qui que soit. Encore faut-Il savoir de quoi on parle… Bref, vous m’excuserez je ne vous salue point de mon côté, vous écorchez trop notre belle liberté de parole. Mais je vous remercie, vous êtes mon premier troll. Ça se fête sûrement…

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