Manga

Adekan – tome 1

Titre : Adekan – tome 1

Auteur – Illustrateur : Tsukiji Nao

Traducteur : Nicolas Pujol

La quatrième de couverture :

Shirô, un fabricant de parapluies et ancien maître d’armes de l’ombre, rencontre Kôjirô, un lieutenant de police au sang chaud et amoureux de justice. Ils se retrouvent tous les deux confrontés à une série d’enquêtes étranges et rocambolesques dans les bas quartiers de leur ville…

Mon avis :

J’ai acheté le premier tome d’Adekan dès sa sortie. Cela commence un peu à dater me direz-vous, mais comme j’ai récemment acheté le dernier tome sorti, j’ai pensé relire cette saga serait aussi l’occasion de la chroniquer, car elle le mérite bien.

En effet, cette série comptabilise de nombreuses qualités.

Tout d’abord, des graphismes sublimes, et quand je dis cela je ne plaisante pas du tout. Tsukiji Nao n’est pas du genre à laisser le fond d’une case tout blanc où à faire un rond vide pour représenter un personnage en fond. Ses dessins sont extrêmement soignés et détaillés. Chaque planche est l’occasion de découvrir tout un univers minuscule et magique. En témoignent les deux planches suivantes :

On pourrait croire que la lecture en pâtit par un trop grand nombre d’informations, mais il n’en est rien, car la mangaka sait habilement découper sa planche et ordonner ses cases.

Et heureusement, car la deuxième qualité de ce manga est son genre. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut lire un thriller fantastique qui possède autant de caractère tant sur le point esthétique que sur celui de la narration. En effet, la narration se construit à plusieurs niveaux. Au premier niveau, le lecteur suit les aventures de Shirô et Kôjirô qui font face à des enquêtes aux résonances plus étranges les unes que les autres. Tandis qu’au second niveau, la trame d’un récit sur la longueur s’installe petit à petit. Tout est habilement bien lié. Et Tsukiji Nao ne permet pas au lecteur de se lasser de ces petites enquêtes qui, une fois mises au jour, entraînent lentement nos deux héros au plus près du fil conducteur.

La mangaka aurait pu s’arrêter là, mais que serait un thriller sans action, sans combats et sans une petite dose d’humour pour pimenter l’ensemble. La relation entre les deux héros est sans cesse l’occasion d’amuser la galerie notamment grâce à l’aversion de Shirô pour les sous-vêtements. Kôjirô, jeune policier droit et respectable ne peut en effet supporter de laisser son camarade se promener les fesses à l’air. Ses scènes qui pourraient paraître un peu répétitives sont l’occasion pour l’auteur de faire retomber la tension après un combat où les deux jeunes hommes ont risqué leur vie.

A noter aussi les nombreuses influences tant artistiques que littéraire de l’auteur : Adakan est le lieu de tous les anachronismes, c’est le seul manga où à l’ère Edo un personnage peut chanter Mama Mia ! Ou s’entendre dire qu’il faut qu’il arrête de se prendre pour saiyan. Si ces anachronismes sont très drôles, ils ont aussi quelque chose de magique quand au détour d’une page, on découvre une planche inspirée de Dali ou d’un autre artiste.

En bref, Adekan est un manga magnifique et original qu’il serait dommage de rater, d’autant que ce premier tome met habilement en valeur toutes les qualités de la série tout en présentant les principaux protagonistes du récit.

Note : 5/5

5 réflexions au sujet de « Adekan – tome 1 »

  1. Ta chronique me fais mourir d’envie, ce manga semble unique sous bien des aspects: de la couverture aux fragments de récit que tu nous délivre en passant par l’esthétique que tu considère à sa jute valeur : toute cette minutie me fais rêver. Merci pour cette elle découverte !
    Si des graphismes de cette envergure t »attirent je te conseille le manga Area D dont les planches sont de véritables bijoux ! (ou dans un style plus particulier Arms Peddler illustré par night owl 🙂 )

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      1. Continue à loucher : cette saga est mythique (je la classe seconde de tous mes mangas favoris 🙂 ).
        Je suis la plus heureuse ! Je pense dévorer les scans (ou le manga papier selon l’état de mes finances) d’ici très peu de temps !

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  2. J’adore ce manga ! D’abord les graphismes qui sont juste magnifiques et empreint de sensualité. Et puis, l’humour et l’histoire qui, si elle ne paye pas de mine de prime abord, devient de plus en plus tortueuse. Par contre, c’est long d’attendre la suite !

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    1. Je l’adore aussi et je trouve dommage que les gens s’arrêtent trop souvent aux connotations shonen ai du titre. Pour la suite, je pense qu’on peut espérer sa sortie à l’occasion de la Japan Expo. Bientôt donc, mais cela reste encore à vérifier auprès d’Ototo. 😉

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