Romans

Silence

Titre : Silence

Auteur : Benoît Séverac

La quatrième de couverture :

Jules revient peu à peu à lui dans la chambre d’hôpital où il est soigné. Il n’entend plus. Les vertiges et les maux de tête qu’il ressent l’empêchent de réaliser tout ce que cela implique. Il se souvient d’avoir avalé deux cachets d’ecstasy coup sur coup pour impressionner une fille. Après, plus rien. Il n’a pas la moindre idée de ce qui lui est arrivé.

Mon avis :

J’ai découvert Benoît Séverac l’an dernier avec L’homme-qui-dessine. Il se trouve qu’une de mes collègues de travail apprécie beaucoup cet auteur et elle m’a donc incité à découvrir d’autres de ses ouvrages en commençant par Silence.

Avec ce roman, l’auteur change totalement de registre, puisqu’il s’attaque à un fait de société plus que contemporain. Un titre pas très évident pour moi, car je n’ai jusque-là jamais réussi à me sentir concernée par les problèmes liés aux drogues ou à l’alcool. Mais qu’à cela ne tienne, je comptais sur ce titre pour me faire changer d’avis.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, Benoît Séverac n’a pas fait mieux que ces prédécesseurs en la matière. Pourquoi ?

D’abord parce que c’est un réel challenge de séduire un lecteur qui n’éprouve pas la moindre empathie pour son personnage principal. Et c’est mon cas, je ne me suis pas attachée à Jules une seule seconde. D’accord, il n’a « que » quinze ans, il fait sa crise d’adolescence, il est chamboulé par ses hormones, il a le malheur de vivre dans une famille aimante, équilibré et sans histoires, etc. ; cela lui donne donc le droit de faire des conneries pour se rendre intéressant ? J’aurai pu pardonner à n’importe quel ado paumé, mais là justement ça raison je la trouve tellement nulle que j’ai envie de dire tu l’as bien cherché. Oui, je sais, je suis un monstre. Heureusement, il y a le personnel hospitalier qui est d’une gentillesse remarquable, voire irréaliste, ou alors c’est peut-être seulement là où je vis qu’ils ne sont pas aimables, qui sait ? S’ajoute à cela la famille et les amis aux comportements tout aussi irréalistes : le père qui hurle sur son fils sourd qui a passé plusieurs dans le coma, les parents des amis d’enfance qui empêchent leurs gamins d’avoir des contacts avec le « drogué »… Pour moi rien de tout cela ne tient debout, les réactions des personnages ne sont pas naturelles, et je passe sur l’épisode des flics, qui aura au moins eu le mérite de me faire sourire.

Pour autant, je n’en veux pas vraiment à l’auteur, parce que pour moi ce livre a un vrai goût de commande éditoriale. Il fallait que quelque un écrive sur l’ecstasy et c’est tombé sur lui. Et écrire sur un sujet qu’on n’a pas choisi ce n’est pas facile. Ou alors, c’est un choix, mystère.

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas du tout ma tasse de thé, car cette fois ce n’est pas seulement le sujet qui m’a déplu, mais aussi le fond et la forme.

Note : 1.5/5

 

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