Essai

De l’homme

Titre : De l’homme

Auteur : Jean de La Bruyère

La quatrième de couverture :

«La philosophie convient à tout le monde ; la pratique en est utile à tous les âges, à tous les sexes et à toutes les conditions ; elle nous console du bonheur d’autrui, des indignes préférences, des mauvais succès, du déclin de nos forces ou de notre beauté ; elle nous arme contre la pauvreté, la vieillesse, la maladie et la mort, contre les sauts et les mauvais railleurs ; elle nous fait vivre sans une femme, ou nous fait supporter celle avec qui nous vivons.»

Dans une langue étincelante, un kaléidoscope de maximes acerbes et de portraits croqués sur le vif : un antidote efficace et jubilatoire à la comédie sociale.

Mon avis :

Tout d’abord, merci beaucoup aux éditions Folio et à Livraddict qui m’ont permis de lire ce livre en partenariat.

En bonne collectionneuse de citations et autres maximes parfois cyniques, parfois ironiques, je ne pouvais pas passer à côté de ce petit recueil. Ironie du sort, le jour où je recevais ce livre, une collègue me donnait son exemplaire des Caractères, dont ce recueil est extrait ! La surprise passée, je me suis dit que ces extraits seraient une parfaite introduction à la lecture de l’original.

Ce n’est pas toujours évident de chroniquer un si petit document (84 pages) surtout quand il se présente sous une succession de portraits plus au moins courts : de quelques lignes à une page recto-verso. Je vais, néanmoins, m’y atteler du mieux possible.

À première vue, l’ouvrage est assez élégant : une belle couverture blanche cassée avec un léger grammage agréable au touché, une présentation simple et sans fioritures, et surtout un logo bien pensé, discret et simple qui permet de repérer la collection rapidement sans gâcher l’ensemble du travail qui lui a été accordé. À l’intérieur, on retrouve le papier classique des éditions folio que j’apprécie, car il n’est pas trop fin ou trop foncé.

Ces caractères ayant été écrits au XVIIe siècle, le lecteur pourrait penser qu’ils sont passés de mode et qu’il ne saura pas en saisir toute la dimension. Que Nenni! Le talent de La Bruyère est d’avoir réussi à croquer sur le vif, les plus saisissants traits de l’humanité, et en vérité quatre siècles n’y ont presque rien changé. Avec beaucoup de sagesse et d’humilité, l’écrivain décrit les vices de notre espèce. Je le soupçonne même de ne pas avoir hésité une seule seconde à se moquer de ses propres réactions après réflexion. Et force est de l’admettre, si on reconnait volontiers des personnes de notre entourage, on aperçoit aussi souvent son reflet dans ces descriptions. Tout l’amusement est là, car pour apprécier ce livre à sa juste valeur, il faut oser se regarder sans fard, et rire de ses défauts qui nous rappelle à notre humanité.

Pour ma part, j’ai souri plus d’une fois en lisant cette édition, et je lirai volontiers l’ouvrage original. Chaque texte est précédé d’un numéro, ce qui permet d’en lire un par-ci, par-là, histoire d’en profiter au maximum, et de se rappeler à soi-même à l’occasion. 😉

Note : 3.75/5

 

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