Romans

Les lumières de Paris – tome 1

Titre : Les lumières de Paris, tome 1 : Pauline, demoiselle des grands magasins

Auteur : Gwenaële Barussaud

La quatrième de couverture :

1866. Paris est en ébullition. Napoléon III a juré de faire de la ville « la capitale la plus brillante d’Europe ». Pauline et ses sœurs, fraîchement débarquées du Havre, découvrent ébahies les boulevards, les théâtres et les grands magasins. Mais lorsqu’on a seize ans, plus de mère et peu de fortune, les lumières de la vie parisienne semblent inaccessibles… Pauline est pourtant déterminée à prendre sa part dans la marche du siècle. Séduite par le luxe de l’Élégance parisienne, le grand magasin édifié par le célèbre Émile Bauvincard, elle réussit à s’y faire embaucher et grimpe peu à peu les échelons. Mais lorsque ses sœurs réclament son aide, sa carrière se trouve menacée.
Pauline réussira-t-elle à protéger sa famille sans abandonner ses ambitions ? Dans son ascension fulgurante, restera-t-il une place pour celui qui a juré de l’aider et l’aime en secret ?

Mon avis :

Pauline, demoiselle des grands magasins a tout d’une adaptation jeunesse et édulcorée du célèbre roman écrit par Émile Zola : Au bonheur des dames. Ces deux titres ont en effet pour thème l’avènement des grands magasins de prêt-à-porter dans l’Europe du XIXe siècle.

Néanmoins, ce titre s’adresse clairement à un jeune public plutôt féminin de 10 à 14 ans, car l’histoire présente de très nombreuses facilités que ce soit au niveau du scénario avec des dénouements un peu trop gentillet, qu’au niveau de l’écriture avec des ellipses très pratiques. Malgré ces près de 330 pages, c’est donc un livre qui se lit très vite et qui conviendra aux jeunes lecteurs.

Ce côté très simpliste a tout de même été une grande déception, car la facilité avec laquelle l’héroïne se sort de toutes les situations est irréaliste et ne représente pas du tout la dure réalité de ce siècle. Il y a, par exemple, une scène dont je peux vous parler sans trop de risque où Pauline se fait passer pour une dame de la haute bourgeoisie. Pour y parvenir, elle se contente d’enfiler une robe, certes onéreuse, mais c’est tout. Honnêtement, peut-on tromper son monde si facilement ? Où sont les bijoux prisés par ces dames ? Le chapeau sans lequel une élégante ne mettrait pas le nez dehors ? Bref, de petits détails qui n’auraient pas échappé à son interlocutrice.

Les personnages ne dérogent d’ailleurs pas à la règle et présentent des comportements très manichéens. L’héroïne décrite comme une femme forte et intrépide se révèle timide et pleurnicharde le trois quart du récit. Les personnages tombent amoureux et se marient au premier regard, quoique cet état de fait puisse encore correspondre aux moeurs de l’époque : « Je t’ai vu trois fois 20 minutes, je t’aime, marions-nous ! ».

Bienvenue dans le royaume des bisounours…

Note : 1.5/5

 

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