Romans

La logique de l’amanite

Titre : La logique de l’amanite

Auteur : Catherine Dousteyssier-Khoze

La quatrième de couverture :

Nikonor, érudit snob et acariâtre, vit retranché dans son château, en Corrèze. Il se passionne pour la mycologie (surtout cèpes et amanites) et la littérature.
Au fil des pages, on va découvrir les confidences étranges qu’il nous livre sur sa famille.
Pourquoi voue-t-il une telle haine à sa sœur jumelle Anastasie ? Et qu’est-il advenu de ses proches ?

Mon avis :

Merci beaucoup aux éditions Grasset et à Price Minister pour ce partenariat. 

Au premier abord, ce n’est pas vraiment le type de livre dont on s’attend à ce qu’il devienne un best-seller, ou alors le monde dissimule bien ses amateurs en mycologie. Pourtant, ce titre diablement cynique et ironique réussit le terrible challenge de rendre la vie des champignons passionnante.

Dès les premières pages, le lecteur réalise qu’il va passer les prochaines heures en tête à tête avec un vieux monsieur passionné de littérature classique et de champignons. Nikonor est un aristocrate corrézien qui vit dans le château familial avec la bienséance et l’affabilité de la noblesse british. En effet, ce dernier tient beaucoup à ses origines maternelles qu’il cultive en glissant par-ci par-là de nombreux mots anglais qui s’intègrent naturellement au récit. Grand amateur de cèpes, il est capable d’en disserter durant de longues divagations où il en profite aussi pour étaler sa culture littéraire. C’est à travers ces deux sujets que le lecteur sent petit à petit poindre un malaise : le charmant vieil homme se révèle très rapidement vaniteux et fuyant.

Voilà que le doute s’installe dans l’esprit du lecteur. Qui est donc ce vieil homme ? Un affabulateur, un vieil excentrique que la solitude a rendu un peu sénile, un sociopathe ? Ses révélations sur sa famille et le mystère qui entoure sa soeur jumelle sont-ils les fruits d’un esprit malade ou réel ? Toutes ces questions se bousculent dans l’imagination du lecteur qui peine à démêler le vrai du faux, car l’auteur prend un malin plaisir à faire divaguer son personnage principal dès qu’une réponse se profile. Tout est bon pour en revenir aux cèpes et à leur présence dans l’art.

Les pensées de Nikonor n’en deviennent qu’un plus grand capharnaüm dans lequel tout le monde se perd jusqu’au final stupéfiant qui clôt le récit abruptement. Peut-être même un peu trop à mon goût même si ce dernier entre parfaitement dans la logique du récit.

Note : 3/5

3

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