Romans

Les Prépondérants

A14991

Titre : Les Prépondérants

Auteur : Hédi Kaddour

La quatrième de couverture :

Au printemps 1922, des Américains d’Hollywood viennent tourner un film à Nahbès, une petite ville du Maghreb. Ce choc de modernité avive les conflits entre notables traditionnels, colons français et jeunes nationalistes épris d’indépendance.
Raouf, Rania, Kathryn, Neil, Gabrielle, David, Ganthier et d’autres se trouvent alors pris dans les tourbillons d’un univers à plusieurs langues, plusieurs cultures, plusieurs pouvoirs. Certains d’entre eux font aussi le voyage vers Paris et Berlin, vers de vieux pays qui recommencent à se déchirer sous leurs yeux. Ils tentent tous d’inventer leur vie, s’adaptent ou se révoltent. Il leur arrive de s’aimer.
De la Californie à l’Europe en passant par l’Afrique du Nord, Les Prépondérants nous entraînent dans la grande agitation des années 1920. Les mondes entrent en collision, les êtres s’affrontent, se désirent, se pourchassent, changent.

Mon avis :

Sans être très enthousiaste à l’idée de lire se livre, j’étais assez curieuse. Et puis, il fait partie de la liste du Goncourt alors j’ai sauté le pas.

Au départ, j’ai été agréablement surprise par le personnage de Rania, une femme instruite et intelligente qui a fait un mariage heureux et qui une fois veuve, cherche à s’émanciper de l’autorité des hommes. Je trouvais que c’est un choix original de la part de l’auteur de mettre en avant un personnage féminin dans une société qui a tendance à étouffer les héroïnes. Pourtant, j’ai été déçue en réalisant qu’au fil des pages, la jeune femme passait au second plan pour laisser la place à son cousin Raouf. Un garçon, tout juste de sorti de l’adolescence, finalement pas plus cultivé que sa cousine, et qui, en plus à la maladresse d’étaler sa culture à tout va, ce qui me l’a rendu pédant et antipathique. Les autres personnages féminins qui auraient pu prendre le relai ne sont rien d’autre que des faire-valoir du jeune homme ou des autres hommes du récit, des pinups, des sottes, des candides… Bref, pas les plus grands personnages féminins de l’histoire…

Pour ajouter à ma déception, le récit s’est révélé long et anecdotique, si bien qu’on finit par ne plus savoir vraiment où l’auteur veut se rendre. Il m’est même arrivé de devoir reprendre deux pages pour retrouver le fil du récit perdu au milieu d’une anecdote floue et parfaitement inutile au récit.

Cette façon de mener le récit m’a laissée plutôt perplexe et perdue. Si le thème du livre m’avait semblé intéressant au départ : un état des lieux d’une société à l’instant T, juste avant son implosion, j’ai finalement terminé ma lecture avec lassitude et ennui.

Note : 2/5

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