Romans

L’homme-qui-dessine

Titre : L’homme-qui-dessine

Auteur : Benoît Séverac

La quatrième de couverture :

L’Homme-qui-dessine a été chargé par les siens de parcourir le monde pour mieux le connaître. Au cours de son voyage, il est fait prisonnier par une tribu d’Hommes-qui-savent dont les membres sont inexplicablement assassinés. L’Homme-qui-dessine a sept nuits, jusqu’à la prochaine lune, pour prouver son innocence…

Mon avis :

L’espèce de l’homme-qui-dessine est la grande oubliée des cours sur l’évolution des enfants et quand elle y figure c’est souvent sous une forme négative la représentant plus proche de l’animal que de son cousin l’homo sapiens. Pourtant, les chercheurs l’ont depuis longtemps prouvé : quoique différent par sa constitution de l’homo sapiens, l’homme de Néandertal n’était pas un vulgaire animal. Ce peuple possédait sa propre culture, ses coutumes, son art, et alors que pendant longtemps, il a été tenu pour vrai que cette espèce s’était éteinte sans laisser de traces, il a été récemment démontré que l’homo sapiens sapiens possède des gènes néandertaliens. L’homo sapiens et l’homo neanderthalensis, deux espèces qui paraissaient si différentes, se ressemblaient donc suffisamment pour donner naissance à ce qu’on pourrait appeler l’homme moderne, c’est-à-dire : nous. Une belle leçon de tolérance et d’ouverture d’esprit à donner aux nouvelles générations.

En se basant sur des faits réels, [spoiler](la découverte il y a quelques années du squelette d’un enfant métis)[/spoiler] Benoît Séverac construit une enquête policière autour de la rencontre entre l’homo sapiens et l’homme de Néandertal.

Le livre bénéficie d’ailleurs d’un intéressant avant-propos, rédigé par un paléontologue, qui éclairera le jeune lecteur sur les récentes découvertes concernant cette espèce et son lien avec nous.

L’idée de départ n’est pas déplaisante et permet d’aborder agréablement une période historique qui ne fait pas forcément rêver, il faut quand même l’avouer.  Sous la plume de l’auteur, les belligérants gagnent donc quelques milliers d’années d’évolution. Il faut ce qu’il faut pour faire un roman et monsieur Séverac n’est ni le premier, ni le dernier à prendre des libertés avec l’Histoire. Il a au moins avec lui le prétexte que si on s’en tenait aux faits, et donc à la stricte vérité, l’histoire aurait été bien terre-à-terre, car quoique les deux espèces aient été intelligentes, il est à peu près sûr que les complots et les enquêtes policières ne faisaient pas partie de leur quotidien.

Pour le reste, le récit, agréablement construit et écrit, est plus que jamais d’actualité puisque quelques thèmes tels que la tolérance, l’égalité homme femme, la non-violence, etc. y sont abordés au cours de l’aventure.

Je me suis donc laissée prendre avec plaisir aux jeux de l’enquête et ce n’est que très près de LA révélation que j’ai compris que je m’étais méprise dès le départ.

Pourtant, même si j’ai pris du plaisir à lire ce livre, j’ai trouvé la fin trop facile, mais vraiment trop facile. Une fin plus dramatique, sans tomber pour autant dans le tragique, me paraissait plus appropriée. Avec celle-ci, une partie de l’histoire reste en suspend, comme si cette partie n’avait jamais d’autre but que de servir l’autre et qu’une fois ceci fait, l’auteur l’a délaissée.

Malgré tout, ce livre reste un bon roman pour le jeune public ; plutôt aux alentours de 10-12 ans.

Note : 3/5

3

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