Romans

La gueule du loup

Titre : La gueule du loup

Auteur : Marion Brunet

La quatrième de couverture :

À 18 ans, le bac en poche et des projets plein la tête, Mathilde et Lou partent à Madagascar pour des vacances de rêve, dans « un paysage de carte postale ». Mais le voyage qui s’offre à elles n’aura rien de l’idylle insulaire qu’elles imaginent…

Du monde bruissant des contes de l’enfance aux clameurs froides des ténèbres adultes, les deux amies vivront une expérience terrible – de celles qui laissent des traces pour toujours.

Mon avis :

Ne vous laissez pas avoir par la couverture, ce roman est un thriller, un vrai, un de ceux qui vous mettent mal à l’aise dès les premières lignes !

La couverture à tout de la photo prise pendant des vacances entre copine, mais à côté il y a ce titre, qui interpelle, sa typographie rigide, son trait repassé encore et encore comme si on s’était acharné à graver les lettres. Tout est dit.

C’est ce décalage qui m’a interpellé ainsi que le genre : un thriller, si décalé au rayon adolescent. La curiosité m’a piqué et ni une, ni deux, j’ai commencé ma lecture.

Les premiers chapitres sont idylliques : Madagascar, ses paysages, sa faune, sa flore, son « paysage de carte postale », ses habitants. Puis lentement, sans crier gare, au détour d’une page, quelques phrases en italiques en début de chapitre. Des phrases qui font froid dans le dos, si bien qu’on se demande ce qu’elles font là, entre le sable chaud et l’océan azur. Et voilà le malaise qui s’installe tranquillement à côté de vous, à croire qu’il n’a pas l’intention de vous quitter de si tôt. C’est le moment où le lecteur se dit : « ah oui, c’est un thriller… ».

Il ne vous reste plus qu’à suivre, impuissant, le périple des deux jeunes filles. Haleter avec elles, trembler avec elles, car l’auteur ne fait pas dans la demi-mesure, un thriller si ce n’est pas réaliste, ça n’est pas effrayant et ça n’a plus d’intérêt. Alors pour commencer, Marion Brunet vous jette au détour d’un paréo, l’envers du décor de la carte postale, aie ! Puis avec une écriture simple et efficace, elle vous retourne l’estomac au détour d’une conversation anodine. La machine thriller est lancée.

Pour autant, que le parent lecteur de thriller se rassure, Marion Brunet n’a pas oublié qu’elle écrivait de la littérature jeunesse, même si on serait plus tenté de parler de young adult ici. Quoiqu’inattendue, la fin est assez décevante pour le lecteur initié : trop facile. Malgré tout, je conseille sans hésitation ce titre à ceux qui veulent s’initier au thriller sans se jeter dans la fosse aux lions. C’est le titre parfait pour un début tout en douceur et en frémissements (de peur).

Note : 3/5

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2 réflexions au sujet de « La gueule du loup »

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