Romans

C’est pas grave

Titre : C’est pas grave

Auteur : Jo Hoestlandt

La quatrième de couverture :

Chloé, 14 ans, conjugue sa vie d’ado au jour le jour.

Je, c’est elle, le jour où elle explose contre sa mère avec des mots qui font mal, à celle qui les entend, mais aussi à celle qui les prononce.

Tu, c’est Mathis, son petit copain qui ne veut plus d’elle. Première rupture. […]

Elles, ce sont les filles de l’autre côté de la rue. Celles qui se croient supérieures, celles qui sont riches, différentes de Chloé et de ses voisines. Mais c’est aussi celles qui sont un peu des deux.

Bref, dans la vie de Chloé tout va mal, mais ça va quand même.

Mon avis :

Au premier abord, la couverture fait envie. Je dirais même que c’est la couverture idéale pour attirer les adolescentes. L’idée de la construction du récit (je, tu, il etc.) que la quatrième de couverture met en évidence est originale et éveille l’intérêt.

Mais une fois le livre ouvert, ça coince tout de suite. Autant le dire tout de suite, cette chronique, à l’image de ce livre sera très courte dieu merci.

Dès les premières lignes, j’ai été choqué par le nombre incroyable de points de suspension : ils terminent presque toutes les phrases quand ce n’est pas des points d’exclamation. La ponctuation est très importante dans un récit, mais mal usitée, elle rend rapidement la lecture désagréable.

Du côté du texte, rien d’original, c’est même ridiculement banal, à moins que vous n’ayez jamais été adolescent. Le récit n’est rien de moins qu’un défouloir pour permettre à l’héroïne de se recentrer sur ce qui est important en étalant tout ce qui ne va pas dans sa vie et tout ce qui la met hors d’elle. D’un point de vue thérapeutique, je trouve que c’est un très bon exercice, mais personne ne demande aux adolescents de publier leurs journaux intimes.

C’est dommage, car au milieu de tout ce fouillis de points de suspension, de cris et de rage, il y a tout de même quelques réparties bien senties.

Pour autant, j’ai détesté, du début à la fin. Quand l’héroïne a commencé à comparer son père à un chien, ça m’a soulevé le cœur, et je l’ai trouvé encore plus méprisable. À tel point que les moments tendres comme les échanges avec sa grand-mère qui auraient dû me séduire m’ont paru odieux.

Bref, je ne le conseille pas, mais alors vraiment pas.

Note : 0/5

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2 réflexions au sujet de « C’est pas grave »

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