Romans

Vous ne tuerez pas le printemps

Titre : Vous ne tuerez pas le printemps

Auteur : Béatrice Nicodème

La quatrième de couverture :

Londres / Châlons-sur-Marne, 1943.
Une grande partie de l’Europe est occupée par la Wehrmacht. Pour organiser le débarquement des troupes alliées qui doit prendre à revers l’armée d’Hitler, Churchill crée le S.O.E. (Special Operations Executive), dont le siège est à Baker Street. C’est depuis ce siège que partent les messages radios codés destinés aux agents secrets parachutés en France, afin de préparer et lancer les opérations. Elaine Boisselier, une jeune anglaise de 19 ans, s’engage dans cette Résistance en cachette de Frank, son fiancé. Elle est envoyée en mission à Châlons-sur-Marne comme opératrice radio pour le réseau Pianist, nom de code : Jacqueline. […]

Mon avis :

Voilà une partie de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale peu abordée dans le cadre des cours d’Histoire. On se concentre trop souvent sur la Résistance française sans penser qu’elle n’avait de totalement français que le nom. La Résistance était le fruit d’un travail d’équipe extrêmement risqué et c’est sur cette partie de l’Histoire que ce roman se concentre.

Dès les premières lignes, l’histoire se révèle prenante et intéressante quoiqu’on se doute bien évidemment de ce qui va se produire. L’important est avant tout que nous n’avons en mains ni les tenants, ni les aboutissants. Les événements s’enchaînent rapidement et sans temps morts rendant la lecture très attractive. Dur dur de s’arrêter quand en plein milieu d’une chaîne d’action dont on ne connait pas le terminus !

De plus, l’auteur a su incarner des personnages volontaires et très différents qui ont chacun leurs propres raisons d’agir, et cela, quels que soient leurs camps. Les personnalités se croisent et se heurtent pour donner au récit un ton très réaliste. De plus, l’auteur n’hésite pas à utiliser habilement ses personnages pour mêler à l’intrigue une grande quantité d’informations historiques. Ces dernières parsemées tout au long du récit sont d’ailleurs clairement étayées dans des appendices situés à la fin du roman.

Tout cela concorde à faire de cette histoire, un roman idéal pour un jeune public (14-15 ans), car malgré son réalisme et les nombreux éléments historiques parsemés le long du récit, l’auteur évite habilement les scènes de violence qui vont malheureusement de pair avec cette époque. Néanmoins, j’éviterais de le mettre entre de trop jeunes mains, car le ton pourrait se révéler ardu : la dureté de l’histoire, la violence mise en scène même si elle n’est pas exposée, et le vocabulaire anglais et allemand qui parsème le récit.

Note : 4/5

4

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