Romans

Le roi disait que j’étais diable

Titre : Le roi disait que j’étais diable

Auteur : Clara Dupont-Monod

La quatrième de couverture :

Depuis le XIIe siècle, Aliénor d’Aquitaine a sa légende. On l’a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j’étais diable », selon la formule de l’évêque de Tournai…
Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, aux côtés de Louis VII.
Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d’une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d’un amour impossible.
Des noces royales à la seconde croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Age lumineux, qui prépare sa mue.

Mon avis :

En tant que grande amoureuse d’Aliénor d’Aquitaine, je ne pouvais pas passer à côté de ce livre. Je l’avais ajouté à ma wishlist quand j’ai vu que PriceMinister allait le proposer dans ses Matchs de la rentrée littéraire. Ni une, ni deux, j’ai postulé et j’ai eu l’immense chance de gagner le livre en échange d’une critique. J’en profite donc pour remercier PriceMinister.

A l’ouverture du livre, j’ai été d’abord surprise par la mise en page : la police est plutôt grande comparée à mes lectures habituelles, et la typographie diffère selon que l’on suit les pensées d’Aliénor ou de son époux, Louis VII.

Vous l’aurez donc compris le texte alterne le point de vue d’Aliénor et celui de Louis VII sur les événements qui ont lieu de leur mariage à leur séparation. Outre la typographie qui change, il est facile de se repérer entre l’un et l’autre, car l’auteur change de style littéraire. J’ai d’ailleurs préféré celui de Louis VII, plus dans l’emphase que celui d’Aliénor, ce qui correspond parfaitement à leurs personnalités telles qu’on les connaît.

Ajoutez à cela, l’écriture de Clara Dupont-Monod composée de phrases simples et courtes, une structure du roman éliminant les temps morts en faisant de nombreux sauts dans le temps et vous obtenez un roman très agréable et rapide à lire.

Malheureusement, cette structure a ses petits défauts : tout d’abord, il n’y a pas ou peu d’informations concernant l’Histoire avec une lettre capitale. Il est donc conseillé de connaître quelques éléments historiques avant de se lancer dans cette lecture, sans quoi elle se révélera quelque peu alambiquée. Ensuite, il n’y a aucun découpage du texte. Les bonds dans le temps ne sont donc pas signalés ne serait-ce que par un chapitre. Cela rend parfois le repérage dans le temps un peu compliqué.

Le texte est malgré tout découpé en deux parties, parfaitement inégales ; la première comprend plus du 3/4 du roman et la seconde, prolonge le roman tout en mettant en avant le point de vue d’un autre personnage. Je n’ai d’ailleurs pas bien compris l’intérêt de ce changement, car il n’apporte vraiment rien de plus à ce stade là de l’histoire…

Ce fut donc une lecture en demi-teinte où la déception a régné en maître tout au long de ma lecture. J’ai finalement trouvé que ce roman manquait d’originalité pour tirer son épingle du jeu. Je suis même assez surprise qu’il ait fait autant de bruit pour la rentrée littéraire…

Note : 2.5/5

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6 réflexions au sujet de « Le roi disait que j’étais diable »

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