Romans

Mauvaise fille

Titre : Mauvaise fille

Auteur : Justine Lévy

Lectrice : Marielle Ostrowski

La quatrième de couverture :

Maman est morte, je suis maman, voilà, c’est simple, c’est aussi simple que ça, c’est notre histoire à toutes les trois. Tu en mets du temps à raconter les histoires, je me disais quand elle me racontait une histoire dans mon lit. Là c’est allé vite, si vite, le regard de maman dans le regard de ma fille, c’est là qu’elle est, c’est là que je la retrouve, et dans ses gestes aussi, dans les gestes impatients, un peu brusques, de ma petite fille doublement aimée. Maman vit en Angèle qui court sur une pelouse interdite. Maman me parle et me sourit quand Angèle lance son regard de défi aux adultes qui la rattrapent et la grondent. Maman est là quand Angèle tombe et se relève aussitôt, les dents serrées, pour ne pas pleurer. Elle est dans le cri qu’elle ne pousse pas, dans sa petite grimace d’enfant crâne qui ne compose pas. Partout, dans mon enfant, ma mère a laissé son empreinte.

Mon avis :

À la base, ce n’est pas du tout mon genre de lecture. Généralement, je fuis les romans trop ancrés dans réel comme celui-ci. Trop empathique peut-être, ils ont facilement tendance à m’émouvoir et à me mettre dans tous mes états pour des jours, voire des semaines.

Mais celui-ci m’a été conseillé, et je manque cruellement de livres audio, alors je me suis laissée embrigader. Bien sûr, cela n’a pas loupé : des gens ont dû me prendre pour une folle quand j’avais les larmes aux yeux sur mon tapis de course…

Mais tant pis, j’ai trouvé ce livre merveilleux de douceur et de justesse. La voix de Marielle Ostrowski est juste parfaite dans l’intonation, dans l’émotion. Elle m’a totalement emporté et j’avais vraiment l’impression que Louise était juste à côté de moi et que c’était elle qui me parlait.

Le style sans emphase de Justine Lévy a certainement une grande part dans cette sensation. C’est un livre triste, où on hésite sans cesse entre rire nerveux et larmes, et pourtant, tout est si vrai. Mais le talent de l’auteur est de parvenir à parler de ces événements sans sombrer dans le pathos.

En bref, un livre dont la beauté ne réside pas tant dans l’histoire, qui est malheureusement celle de nombreuses femmes, mais dans la façon dont elle est livrée au lecteur.

Note : 3/5

3

 

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