Romans

La vie après la mort

Titre : La vie après la mort

Auteur : Damien Echols

Traductrice : Sophie Aslanides

Ma quatrième de couverture :

Damien Echols est une des trois personnes accusées du meurtre de 3 enfants de 8 huit ans à Memphis en 1993. Il a été inculpé sur le témoignage d’un de ses amis atteint d’un retard mental. La justice américaine n’a pas eu besoin de plus de preuves pour incarcérer dans le couloir de la mort un jeune homme de 18 ans qui criait son innocence. Abandonné par le système et par sa famille, Damien Echols aurait pu baisser les bras et accepter l’injustice, il aurait pu perdre la raison comme la plupart des détenus, pourtant il a choisi de se battre, à sa façon, il a fait de l’écriture son exutoire et ce sont ses écrits qu’il partage aujourd’hui avec tous ceux qui sont à la recherche de vérité.

Mon avis :

C’est difficile de porter un avis sur un témoignage. Cela l’est encore plus lorsque c’est un témoignage aussi douloureux. Détrompez-vous, ce n’est pas tant que l’auteur passe 500 pages à se lamenter. Il n’en est rien. Damien Echols parvient même à vous arracher des sourires avec des anecdotes tellement incroyables que sur le moment vous vous demandez toujours s’il blague ou s’il est sérieux avant de réaliser que oui, il est sérieux, oui, c’est vraiment arrivé. Et si certaines anecdotes vous paraissent toujours amusantes, d’autres vous laissent un goût amer comme celle de cet homme qui a soigneusement emballé les restes de son dernier repas pour le lendemain, car il ne réalisait pas qu’il n’y aurait pas de lendemain pour lui. Mais comme Damien Echols se plaît à le rappeler, les États-Unis ne tuent pas les personnes qui ont des problèmes mentaux…

Ce livre n’est pourtant pas destiné à accuser le système judiciaire des États-Unis de tous les maux, même si l’auteur ne cache pas son amertume à son égard. À mes yeux, il m’a plus semblé être une leçon de survie. Le combat d’un jeune homme avec lui-même pour garder un minimum de dignité et assurer à la fois la survie de son corps et de son esprit, tous deux privés de liberté et de soleil. Dans chaque ligne, on sent cette volonté féroce de s’accrocher et entre les mots, on voit le temps l’étioler lentement, mais sûrement.

L’auteur ne cache rien, ni de son enfance pas très luisante, ni de sa curiosité à l’égard de toutes les croyances. Pourtant, je n’ai pas ressenti de haine de sa part. Ses parents n’ont jamais été parfaits et même bien moins, mais il leur a pardonné et j’imagine qu’il leur pardonne encore de casser du sucre sur son dos pour quelques dollars. On ne choisit pas sa famille, n’est-ce pas ? La seule chose qu’il cache aux lecteurs, volontairement en n’écrivant pas à ces moments ou involontairement, combien de ses écrits ont-ils été détruit par les gardiens dans le but de lui donner « une bonne leçon » ? ce sont ses moments de faiblesses et de doutes. Peut-être ne voulait-il pas les coucher sur le papier afin de les oublier plus vite ? Ne pas se rappeler de ses doutes pour se concentrer sur son indéfectible foi en l’avenir et en ceux qui se battaient pour lui de l’extérieur ?

Si ce livre m’a ébranlé et vous fera peut-être vous aussi vaciller, c’est qu’à chaque ligne que je lisais, je me disais, cela pourrait être moi. À son âge, je n’étais certainement pas loin d’avoir la même allure et les mêmes goûts. Je ne suis toujours pas très loin. J’ai juste accepté que pour rentrer dans le système, il faille s’efforcer de s’intégrer un minimum au moule, pour ensuite le mouler à soi-même. La vie est faite de concession. Je ne suis pas pour autant du genre à me laisser faire et ce n’est certainement pas un uniforme qui m’empêchera d’être moi-même. J’aurai tenu tête à ceux qui voulaient me briser avec le même entêtement, et c’est ce qui blesse. La seule chose dont on pouvait l’accuser au fond, c’était de ne pas vouloir se défaire de sa personnalité pour satisfaire l’égo de quelques personnes qui n’en ont pas…

 

Note : Pas de note pour ce livre, car je pense pas qu’on puisse noter la vie de quelqu’un.

 

 

 

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4 réflexions au sujet de « La vie après la mort »

    1. Alors il faut foncer l’acheter ou l’emprunter maintenant, car il est bourré de tout un tas de choses intéressantes dont je ne parle pas dans ma chronique : playlist saisonnière, anecdotes astrologiques etc. 😉

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