Romans

Necronomicon – Part. I : Les noms morts

Titre : Les noms morts : l’histoire secrète du Necronomicon

Auteur : Simon

Traducteur : Philippe Touboul

Illustratrice : Noëmie Chevalier

Avant propos :

L’ouvrage publié sous le nom de Necronomicon par les éditions Bragelonne est un recueil composé de quatre ouvrages qui sont :

  1. Les noms morts : l’histoire secrète du Necronomicon, Simon
  2. Le Necronomicon, Schangekraft
  3. Le livre des sorts du Necronomicon, Simon
  4. Les portes du Necronomicon, Simon

Par souci de clarté et dans le but de ne spolier personne, j’ai choisi de chroniquer chaque ouvrage à part tout en conservant cet en-tête qui s’enrichira petit à petit des liens vers les autres chroniques.

Ma quatrième de couverture :

Les noms morts est un ouvrage destiné à répondre aux questions que ce sont posés les lecteurs après la parution du Necronomicon dans les années 70. C’est en quelque sorte un « Où ? Qui ? Quand ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? » doublé d’une riposte de Simon envers ses détracteurs.

Mon avis :

Les éditeurs ont judicieusement placé cet ouvrage avant le Necronomicon, et ce, malgré le fait qu’il ait été publié près de 30 ans après ce dernier, car il répond aux questions que le lecteur pourrait se poser à la lecture du fameux manuscrit.

Cette « longue introduction » (un peu plus de 250 pages tout de même) m’a laissé mitigée. D’un côté, je l’ai trouvée intéressante, car elle met en exergue plusieurs points qui permettent de mieux comprendre la mauvaise réputation tournant autour du livre. D’un autre, je l’ai trouvée un peu longuette et ennuyeuse.

Dans les premiers chapitres, Simon décrit le contexte politique, social et historique des années ayant précédé la découverte du manuscrit ainsi que les principaux courants de sorcellerie en vogue aux États-Unis et leurs instigateurs. Il nous expose ensuite les conditions dans lesquelles le grimoire a échoué entre ses mains et celles qui ont conduit à sa publication. Par la suite, il s’attarde sur l’accueil du public et des critiques pour mieux répondre aux accusations dont l’ouvrage a été victime.

Jusque-là tout pourrait être parfait si on met de côté les répétitions et l’écriture chronologiquement anarchique de notre moine, car je vous préviens Simon aime sauter du coq à l’âne et on n’a aucun mal à voir la structuration de sa pensée à la lecture de l’ouvrage. Il m’a fait penser à un vieux monsieur qui vous raconte un moment de son enfance et qui à la mention d’un prénom part dans une tout autre direction dérivant ainsi sans cesse sans jamais revenir à son point de départ.

Mais voilà, ce petit souci qu’on pourrait mettre sur le compte de la nostalgie et sur le mauvais travail de l’assistant(e) qui l’a relu, le fait survoler les passages intéressants pour ressasser toujours la même chose. Il fait, par exemple, mention dans le chapitre 3 au fait qu’il a, en compagnie d’autres occultistes, testé le livre et qu’ils ont pu voir qu’il recèle une certaine puissance. Il enchaîne ensuite sur un autre point sans jamais revenir sur celui-ci.

Néanmoins, c’est le dernier chapitre qui m’a le plus déçue. Durant toute ma lecture de l’ouvrage, j’ai souvent eu le sentiment que ce livre, sous couvert d’être le témoignage de Simon quant à sa découverte et sa traduction du Necronomicon, était en fait une contre-attaque aux ouvrages publiés par ses adversaires. C’est pourtant seulement au dernier chapitre que j’ai pu constater que mes doutes étaient fondés : un chapitre entier uniquement destiné à répondre aux accusations concernant la publication du Necronomicon ; un chapitre entier à ressasser ce qu’il nous a déjà dit tout au long de l’ouvrage et à le souligner en plus !

Heureusement, Simon ne manque pas de cynisme et il a quelques propos grinçants qui font tout de même sourire comme cette charmante réponse à un de ses détracteurs qui affirme que c’est un groupe qui a rédigé le Necronomicon sous le pseudonyme de Simon :

Évidemment, je pense que Gonce n’a jamais imaginé que j’y répondrais, puisque je suis apparemment un être composite, et que nous savons tous à quel point il est difficile de rassembler tous ses composés à un même endroit. (p. 229)

En résumé, un ouvrage intéressant qui aurait gagné à être moins brouillon et moins tourné vers la réplique.

Note : 2.5/5

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