Romans

Haut-Royaume – tome 1

Titre : Haut-Royaume – tome 1 : Le Chevalier

Auteur : Pierre Pevel

Ma quatrième de couverture :

Cela fait trois ans que Lorn Askariàn croupit à Dalroth. Sur cette île désolée l’Obscure est si présente que le soleil ne brille jamais, des vents sinistres soufflent sans interruption et les prisonniers perdent tous la raison, défigurés tant physiquement que mentalement. Tous, sauf ceux qu’elle a marqués… Lorn appartient à ce petit groupe d’élus. Emprisonné pour haute trahison sans avoir eu la chance de se défendre, il est rongé par l’amertume et la malveillance de l’Obscure.

Contre toute attente, il est gracié par le roi. Le même roi qui l’appelait « fils » et qui n’avait pourtant rien fait en sa faveur jusque-là. Mais Lorn n’est pas prêt à pardonner ceux qui l’ont abandonné quand il a eu besoin d’eux…

Mon avis :

C’est toujours difficile de se faire une opinion sur une « beaucoulogie » au premier tome, car aussi gros soit-il il sert à mettre en place l’intrigue, le lieu et les personnages principaux. C’est tout juste une mise en bouche par laquelle on a du mal à définir si on aime ou non. Pourtant, Pierre Pevel ne s’en sort pas trop mal avec Le Chevalier. Assez bien pour que je puisse vous affirmer dès les premières lignes de cette chronique que j’ai aimé et que j’attends avec impatience la suite.

Tout d’abord, fidèle à elle-même, l’équipe de Bragelonne livre un bel ouvrage, les effets de la couverture sont bluffants et on serait presque tenté d’attraper les armoiries qui s’y trouvent. Un bon papier, ni trop fin, ni trop épais, et un découpage clair des chapitres peaufinent le tout.

Passons à l’histoire. J’avoue avoir été un peu perplexe au début. J’avais un peu l’impression de lire un crossover du Trône de Fer et de l’Assassin Royal, et j’ai eu très peur d’être terriblement déçue par ce livre que j’ai attendu comme le Saint-Graal. Heureusement, cette sensation s’est estompée une fois la première partie passée. Certes, il reste des similitudes, mais ce sont celles qui ont fait notamment le succès du Trône de Fer : beaucoup de personnages, une belle dose d’action, une ambiance très réaliste et une intrigue toute faite pour vous torturer les méninges ! En somme, un roman plutôt sombre et haletant qui trace les prémices d’un univers complexe comme en témoignent quelques citations en début de chapitres qui sont tirées d’ouvrages historiques du Haut-Royaume.

Malheureusement, un point fort devient parfois une faille dans ce premier tome. Le nombre de personnages, qui avoisine la soixantaine, ne permet pas à l’auteur de les développer assez pour que le lecteur s’y attache. Certains ne font certes que passer, ayant un simple rôle de figurant, mais au début d’une histoire difficile de déterminer qui va être important ou non et on se retrouve vite noyé sous une avalanche de prénoms aux sonorités mystérieuses. C’est dans des moments comme celui-ci que je bénis ma manie de noter tous les noms sur une feuille de papier au fur et à mesure de leur apparition. Ce petit bémol s’effacera, je l’imagine, avec le second tome qui permettra de dégager un peu le terrain entre les rôles importants et les tertiaires qui ne sont là que pour ajouter à l’aspect réaliste de l’intrigue. Cela reste néanmoins dommage, car des personnages sont morts dans ce tome et je n’ai pas vraiment été touchée. À vrai dire, je me suis même demandée « Mais c’est lequel déjà celui-là ? ».

Ce phénomène est peut-être même accentué par la rapidité d’enchaînement des actions. Les intrigues se font et se défont assez subtilement pour que le lecteur n’ait pas le temps de tout voir venir. Ainsi qu’en on est persuadé qu’un personnage est tombé dans un piège, un joli retournement de situation nous prouve tout le contraire. Difficile de s’y retrouver en effet, car il faut s’immerger dans l’histoire pour tenter d’en déterminer les tenants et les aboutissants et il nous manque encore quelques informations cruciales distribuées jusqu’ici avec parcimonie.

De plus, comme je l’ai souligné plus haut, l’univers développé par Pierre Pevel est très réaliste, donc très loin de tout manichéisme. Tout devient alors plus compliqué, même se faire une idée sur le héros, qui est pour l’instant le personnage le plus aboutit. La volonté de laisser la magie au second plan dans ce tome participe grandement à cette atmosphère.

Mon seul regret pour ce tome est l’absence de carte. Je ne suis pas très douée pour me repérer dans l’espace quand je ne peux pas le visualiser globalement. Ne me demandez donc pas de vous indiquer si Dalroth est au sud ou au nord de la capitale… -_-

Je tiens à remercier les éditions Bragelonne et le site Livr@ddict qui m’ont permis de lire ce livre dans le cadre d’un partenariat.

Note : 4.5/5

4

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