Théâtre

Cyrano de Bergerac

Titre : Cyrano de Bergerac

Auteur : Edmond Rostand

Ma quatrième de couverture :

Une salle de théâtre bondée où on s’apprête à jouer la Clorise, des précieux et des précieuses qui y sont Cyrano de Bergerac pour se montrer et pour voir, le décor est planté. C’est sans compter sur l’apparition intempestive et de Cyrano qui refuse que l’acteur principal, un dénommé Montfleury, joue. Voilà les spectateurs qui s’impatientent et qui huent tour à tour Cyrano pour son impertinence et Montfleury pour sa lâcheté qui l’empêche de se présenter sur scène. Pour se défendre, Cyrano n’hésite pas à se lancer dans une tirade où son art de la rime surpasse de si loin celui de l’auteur de la pièce, que la foule est en joie.

Mais Cyrano accorde bien peu d’intérêt à l’amour éphémère de ces gens comme aux haines qu’il anime par son impulsivité, car lui n’aime que sa cousine, la belle Roxane, qui pour son plus grand malheur, aime et est aimé du séduisant Christian. Poussé par son ami Le Bret, Cyrano va tenter de trouver sa place au coeur de ce triangle amoureux.

Mon avis :

Cyrano de Bergerac, c’est tout d’abord mon premier coup de coeur de l’année ! Vous me direz en mars, il était plus que temps. Je commençais à trouver le temps un peu long !

Bien que j’en ai beaucoup entendu parler, je n’avais jamais sauté le pas de le lire. J’avais peur de me trouver au milieu d’un triangle amoureux un peu gnangnan où j’aurai en plus eu à faire sans cesse des aller-retour entre les notes et le texte pour pouvoir en appréhender toutes les subtilités. Chose que je déteste par-dessus tout et qui explique que je n’ai pas plus lu d’œuvres classiques en dehors de celles étudiées en cours. D’ailleurs, quand j’achète un livre avec des notes, je m’efforce de les lire avant le texte pour ne pas avoir à y retourner. Je trouve que ça coupe très désagréablement la lecture. Ici, cependant, rien de tout cela. La rime est claire, pas de mot bien compliqué ou de contexte historique peu connu.

Le triangle, quant à lui, ne verse pas non plus dans la stupidité la plus totale. Bien que Christian ne soit pas un beau parleur, il aime réellement Roxane et il désire éperdument qu’elle l’aime lui. Roxane n’est pas non plus caricaturale. Bien que naïve, elle est passionnément amoureuse de son correspondant littéraire et n’hésite pas une seule seconde à braver tous les dangers pour le rejoindre et lui faire part de son amour sans cesse renouvelé. Pas plus qu’elle n’hésite, par la suite, à sacrifier une vie qu’elle aurait pu avoir merveilleuse auprès de De Guiche, pour le couvent où elle préfère pleurer son amour perdu. Concernant Cyrano, il y a tant de choses à dire que je ne sais par où commencer. Que dire, si ce n’est que je suis amoureuse de l’homme à la fois tempétueux et doux, de celui qui manie la langue comme personne pour faire de chaque instant, de chaque chose, un moment de délicieuse poésie ? J’ai passé toute la pièce à simplement vouloir le prendre dans mes bras, pour lui dire qu’on s’en contrefiche royalement de la dimension de son nez. Et à avoir envie de lui citer ma chère arrière grand-mère qui disait si bien : « à belle église, beau clocher ». Qui sait, cela lui aurait peut-être remonté le moral.

Une belle histoire d’amour : tragique et magnifique où j’ai été promené entre le rire et les larmes et que je vous recommande, ne serait-ce que pour la beauté du texte, duquel je n’ai pu tirer aucune citation tant il aurait fallu que je le surligne en entier !

Note :

5

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